Né le 15 février 1926 à Ailly-sur-Somme (Somme), fusillé par condamnation le 2 août 1943 à la citadelle d’Amiens (Somme) ; monteur de cycles ; résistant au sein des FTPF dans la Somme.

Charles Lemaire
Photo Gerald Bloncourt
Fils de Maurice, Joseph Lemaire, traminot à Amiens, militant communiste et résistant, Charles Lemaire était le deuxième de la fratrie, composée de Maurice, l’aîné, et Arthur, le cadet. Élève à l’école des métiers de la Société industrielle d’Amiens, Charles Lemaire était monteur de cycles.
À l’âge de quinze ans, Charles Lemaire s’engagea dans les rangs des FTP, groupe dirigé par Jules Bridoux à Amiens, où sa spécialité était le bricolage d’explosifs. Lieutenant FTP, il conçut notamment, à partir de deux mines antichars, l’engin qui fit exploser, le soir du réveillon de Noël 1942, le foyer des soldats allemands, le Royal, brasserie chic d’Amiens où l’occupant avait pris ses quartiers. Il s’illustra aussi dans de nombreux déraillements et dynamitages. La Sipo-SD l’arrêta le 23 avril 1943.
Condamné à mort par le tribunal allemand FK 580 d’Amiens le 22 juillet 1943, Charles Lemaire a été fusillé le 2 août 1943 à la citadelle d’Amiens avec ses camarades Paul Moreau, Louis Martin, Alfred Dizy, Georges Debailly, Ernest Lesec, Jules Mopin, Georges Robbe, Maurice Seigneurgens, Jacques et Henri Wilgos.
Son père Maurice avait été fusillé le 1er octobre 1942 et son frère Maurice,Arthur Lemaire le 24 novembre 1942 tous deux à Saint-Lô, son jeune frère, résistant également, Arthur a été tué par les Allemands lors de la libération d’Amiens.
Ils reposent tous les quatre dans le Carré de corps restitués du cimetière Saint-Acheul dit "ancien", allée des Benoites à Amiens.
L’ancien chemin des Épinettes où la famille Lemaire résidait à Amiens fut rebaptisé rue des Quatre Lemaire, une plaque commémorative indique leurs noms,qui sont également gravés sur la plaque "Aux habitants du quartier Beauvais-Chateaudun reconnaissants" et sur le monument aux morts.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 4 (Notes Thomas Pouty). – Gérald Maisse, Occupation et résistance dans la Somme, 1940-1944, Abbeville, Éd. Paillart, 2005. – Jacques Béal, Hommes et combats en Picardie, 1939-1945, Amiens, Éd. Martelle, 1994.— Notes Annie Pennetier.

Julien Cahon

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