Né le 23 juin 1902 à Beaulon (Allier), fusillé après condamnation le 17 novembre 1943 à Challuy-Nevers (Nièvre) ; mécanicien-garagiste ; résistant gaulliste de la Nièvre.

Henri Talpin
Archives départementales de la Nièvre
Fils de Claude Talpin, charron-forgeron, et de Louise Gendre, sans profession, Henri Talpin dit « Tonio » s’était marié le 7 février 1933 avec Pauline Verrier. Père de quatre enfants, il habitait dans son village de naissance ; il y tenait un garage-restaurant où ses compagnons de résistance venaient prendre des informations.
Il fut arrêté à son domicile par des agents du SD de Moulins conduits par le capitaine Fritz Mohr le 3 août 1943 dans un lieu inconnu, pour « activité en faveur de l’ennemi ». Membre du réseau Action du Bureau des opérations aériennes (BOA) CDP3, résistant gaulliste depuis octobre 1942, il était accusé d’avoir participé à des parachutages et récupération d’armes. Il fut incarcéré à la prison de Nevers jusqu’au 11 août 1943, puis dans celle de Moulins (Allier) jusqu’au 1er novembre 1943.
Condamné à mort par le tribunal militaire de Nevers FK 568 le 4 novembre, il a été fusillé au champ de tir de Challuy le 17 novembre 1943 à 7h10, avec Georges Peigues.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Beaulon et sur le monument commémoratif des fusillés (32) à Nevers.
Nevers, champ de tir de Challuy (12 janvier 1942-30 juin 1944)
Sources

SOURCES : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 555 : crimes de guerre. Assassinats à beaulon .— DAVCC, Caen B VIII 4 (Notes Thomas Pouty). – Notes Jacqueline Baynac. – MemorialGenweb. — État civil.

Annie Pennetier

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