Né le 16 mars 1919 à Vitry-le-François (Marne), fusillé après condamnation à mort le 8 avril 1944 à Saint-Quentin (Aisne) ; employé au service de l’état civil de Vitry-le-François, puis secrétaire de mairie à Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne) ; résistant ; FFI.

René Bégard
René Bégard
SOURCE : 
Souvenir français de Vitry-le-François
Dans le cimetière du Midi à Vitry-le-François
Dans le cimetière du Midi à Vitry-le-François
Sur le monument des fusillés de Saint-Quentin
Sur le monument des fusillés de Saint-Quentin
Sur le monument de Neufcâtel-sur-Aisne
Sur le monument de Neufcâtel-sur-Aisne
À Vitry-le-François
À Vitry-le-François
SOURCE : 
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
René Bégard était le fils d’Auguste Bégard, charretier, et d’Aline Brégier, sans profession, domiciliés à Vitry-le-François (Marne) où il était employé au service de l’état-civil. Il avait épousé à Saint-Étienne (Loire).

Démobilisé fin juin 1940, il travailla un temps à la préfecture de la Loire à Saint-Étienne (Eure), où il épousa Denise Daugenet le 25 janvier 1941. Le couple eut trois filles dont la dernière est né en mars 1944.
De retour à Vitry-le-François où les bureaux de l’État civil avaient été détruits par les bombardements de 1940, il fut affecté au bureau de l’Octroi, puis nommé secrétaire de mairie à Neufchâtel-sur-Aisne (Aisne). Il fournissait de faux papiers aux prisonniers évadés et aux réfractaires au Service du travail obligatoire (STO), et il participa à la constitution de dépôts d’armes.

Le 24 février 1944, René Bégard fut arrêté à son domicile de Neufchâtel-sur-Aisne par la Gestapo de Laon et la Feldgendarmerie de Saint-Quentin en même temps que vingt-sept camarades du groupe « Liberté » de Neufchâtel-sur-Aisne, et incarcéré avec eux à la prison de Saint-Quentin. Il fit partie avec Robert Dussart et Paul Gillant des huit membres de ce groupe condamnés à mort le 7 avril 1944 par le tribunal militaire allemand de Saint-Quentin/Laon FK 602 « pour actes de franc-tireur, attentats et sabotages de voies ferrées », qui ont été fusillés le lendemain sur le champ de tir de La Sentinelle situé à la sortie de Saint-Quentin en direction de Cambrai.

Après la guerre, le corps de René Bégard a été exhumé et transféré dans le cimetière du Midi à Vitry-le-François, où une rue porte son nom depuis 2009.

René Bégard a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI et RIF. La Médaille de la Résistance lui a été décernée à titre posthume par décret du 2 avril 1959 publié au JO du 8 avril 1959.

Dans l’Aisne, son nom est inscrit sur le monument commémoratif des fusillés de Saint-Quentin et sur le monument aux martyrs de la Résistance élevé à Neufchâtel-sur-Aisne.
Sources

SOURCES : SHD, Vincennes, GR 16 P 43 241. – L’Union, 23 janvier 1946. – Madame Perrin, « René Bégard (1919-1944) », Bulletin de la Résistance, Vitry-le-François, no 3, 1er décembre 1945. – Gérald Gaillet, « Hommage aux résistants de la 2e guerre mondiale dans l’arrondissement de Vitry-le-François », exposition du Souvenir français, Vitry-le-François, 2009. – Jean-Pierre et Jocelyne Husson, La Résistance dans la Marne, dvd-rom, AERI-Département de la Fondation de la Résistance et CRDP de Champagne-Ardenne, Reims, 2013. – État civil, Vitry-le-François (acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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