Né le 3 novembre 1901 à Lyon (IIIe arr., Rhône), exécuté le 20 août 1944 à Saint-Genis-Laval (Rhône) ; traceur sur métaux ; militant syndicaliste du Rhône ; résistant.

Fils de Joannés Antonio Chazeaux et de Sophie Alexandrine Colomb, Georges Chazeaux fut élevé par un père farouche anticlérical et militant de la SFIO. Domicilié habitait à Lyon, 25 rue Wakatsuki (VIIe arr.), mlitant réformiste de la CGT, Georges Chazeaux devint en 1939 secrétaire du syndicat des Métaux de Lyon et, le 25 avril 1940, fut nommé représentant ouvrier des industries de la métallurgie à l’Office départemental du Rhône et municipal de Lyon de placement de la main-d’œuvre.
Il fut nommé par décret en janvier 1941 membre de la commission administrative départementale qui remplaça provisoirement le conseil général, nomination confirmée en décembre 1942 par sa désignation comme membre du nouveau conseil départemental du Rhône, dont il devint même l’un des secrétaires.
Georges Chazeaux participa par la suite à la Résistance au sein du réseau Gallia. Arrêté, interné au Fort de Montluc, il fut exécuté à Saint-Genis-Laval le 20 août 1944 avec plusieurs dizaines de résistants sortis du Fort de Montluc par les Allemands pour être tués. Dans tout le pays, les forces d’occupation avaient ainsi vidé les prisons françaises des résistants qui y étaient présents quelques jours avant la Libération.
Il était le frère d’Alexandre Chazeaux, futur député MRP des Bouches-du-Rhône.
En 1951, sa femme habitait à Villeurbanne.
Sources

SOURCES : DMPA, DAVCC, Caen. — Arch. UD-CGT du Rhône. — Note de Hervé Joly.

Jean-Pierre Besse

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