Né à Lorient (Morbihan) ; abattu par les Allemands le 10 mai 1944 à Paule (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) ; étudiant ; réfugié ; FTPF.

Jacques Tack
Jacques Tack
SOURCE : Le Guénic,
Morbihan, Mémorial de la Résistance
Célibataire, Jacques Tack était le fils de Pierre Tack, quartier maître musicien, Croix de guerre 1914-1918, et de Marcelle Marie Gabrielle Desprès, professeur de musique. Sa famille, originaire de Lille (Nord), s’était installée à Lorient (Morbihan). Pour se mettre à l’abri des bombardements alliés, devenus très fréquents sur le secteur de Lorient à partir de la fin 1942, la famille se réfugia au Faouët (Morbihan).

Jacques Tack s’engagea dans les Francs-tireurs et partisans français (FTPF).
Selon Roger Leroux, il rejoignit le maquis de Plouray-Mellionnec qui comptait une quarantaine de résistants installés à la fois dans le Morbihan et dans les Côtes-du-Nord (Côtes-d’Armor). Le 1er mai 1944, ce maquis fut encerclé par des soldats allemands cantonnés à Guémené (Guémené-sur-Scorff, Morbihan). Le 2 mai, les maquisards parvinrent à se dégager et à se disperser, à l’exception de Jacques Tack qui fut capturé et exécuté sur place.
Selon René Le Guénic, le 10 mai 1944, Jacques Tack se rendit à Paule (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor) où il a rencontré Valentin Stang dont le frère résidait au Faouët (Morbihan). Les deux hommes se sont séparés après avoir déjeuné ensemble dans un restaurant de Paule. Jacques Tack est reparti en direction de Glomel (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor) où il s’arrêta dans la cour d’une ferme au village de Stang Yan Névez. C’est alors qu’un camion allemand surgit et l’embarqua avec l’intention de l’emmener à Carhaix (Finistère) pour l’interroger. À Lansalaün en Paule, le camion allemand fut stoppé par un véhicule en panne. Jacques Tack tenta de s’enfuir en sautant du camion, et il fut abattu.

L’acte de décès numéro 17 dressé en mairie de Paule le 10 mai 1944, confirme que Jacques Tack est bien décédé à Paule le même jour à 15 heures.
Il fut assassiné le 10 mai 1944 à Lansalaun en Paule, abattu à bout portant d’une balle dans la tête par les feldgendarmes de Carhaix (Finistère) venus de Rostrenen. Son camarade René Guégan fut retrouvé assassiné dans les mêmes conditions au même endroit.

Roger Tack a obtenu la mention « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

Le nom de Jacques Tack figure sur La stèle à Lansalaun en Paule, sur La plaque des Résistants tombés à Paule et sur Le monument de la Déportation et de la Résistance, à La Pie en Paule.
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Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Côtes d’Armor, 2 W 236. — SHD, Vincennes, GR 16 P 560 286. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — René Le Guénic, Morbihan, Mémorial de la Résistance (photo), Imprimerie Basse Bretagne, Quéven, 2013. — Mémorial GenWeb Archives de l’ANACR. — Alain Prigent et Serge Tilly, " L’occupation allemande dans les Côtes-du-Nord (1940-1944) - Les Lieux de Mémoire ", Cahiers de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord , n° 10 (2004) et n° 11 (2005). — État civil, Lorient (acte de naissance) ; Paule (acte de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, Alain Prigent, Serge Tilly

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