Né le 16 avril 1897 à Bellegarde (Loiret), fusillé comme otage le 30 avril 1942 à Amiens (Somme) ; cheminot ; militant communiste du Loiret.

Fils naturel de Marie, Eugénie Thillou, domestique âgée de trente et un an, Henri Thillou fut légitimé par le mariage de sa mère et de son père Jules Félix Chaintreau, le 16 juin 1897 à Bellegarde.
Domicilié à Villemandeur (Loiret), il se maria en février 1924 avec Juliette, Mélanie Bardou. Militant communiste, Henri Chaintreau fut interné au camp de Royallieu à Compiègne. Il fut transféré à Amiens pour y être fusillé comme otage en représailles à un déraillement d’un train allemand près de Caen le 16 avril 1942. Quatre otages ont été passés par les armes avec lui : Albert Bessière , Marcel Duchemin, [Henri Laroche89184] et Octave Gauthier.
C’est sans doute lui qui était en 1936, secrétaire de la cellule communiste de Villemandeur (Loiret).
Il a été inhumé au cimetière de Longeau (Somme). Une rue de Villemandeur porte son nom.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Somme, 26 W 940. – Renseignements fournis par la mairie de Villemandeur. – Le Travailleur (Loiret), 14 mars 1936. – État civil.

Jean-Pierre Besse

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