Né le 16 avril 1909 à Paris (XIVe arr.), fusillé le 23 novembre 1943 à Bourges (Cher) ; ouvrier du bâtiment ; militant communiste ; résistant, membre des FTPF dans la Nièvre et dans le Cher, commissaire militaire des FTPF du Cher (avril-août 1943).

Roger Melnick
Roger Melnick
Musée de la Résistance du Cher
Enfant naturel d’une mécanicienne, pupille de l’Assistance publique, Roger Melnick anima en 1936 les Jeunesses communistes à Prémery (Nièvre) où il exerçait le métier d’ouvrier maçon-tailleur de pierre.
Mobilisé en 1939, fait prisonnier, il s’évada et, de retour à Prémery, reprit contact avec Camille Beynac. Roger Melnick s’était marié en 1938 à Prémery et était père de deux enfants.
Avec Georges Bonamy, il commença à réorganiser clandestinement le Parti communiste dans la région. Installé à Chatres par Guérigny, rue de Ceinture, à partir de septembre 1941, il devint responsable du Front national dans la Nièvre.
Son domicile fut perquisitionné une première fois en septembre 1942 à la suite de la distribution de tracts pour l’anniversaire de Valmy le 22 septembre. En octobre 1942, obligé de s’enfuir dans le Cher, pour échapper aux Allemands, il y retrouva Bonamy. Il prit le pseudonyme de René .
Il devint chef militaire des FTP du département en avril 1943, avec le grade de capitaine, succédant à Louis Chevrin. Il réalisa plusieurs actions de sabotage (attaques de voies ferrées, destruction de pylônes haute tension, etc.), de récupération d’armes parachutées et début mai 1943, en gare de Nérondes, participa à la libération d’un jeune FTP Roger Georges, lors de son transfert vers Bourges.
_Sous le commandement de Roland Champenier, en avril 1943, il avait constitué avec sept résistants le maquis de Gron dont les campements se déplacèrent, Ménétréol-sur-Sauldre, îles de la Loire ; il en assurait la responsabilité.
Il participa, le 14 août 1943 à Aubigny-sur-Nère, à l’attentat contre Pierre Paoli, gestapiste français de Bourges et tortionnaire des résistants.
. Arrêté dans un car le 31 août 1943 lors d’un barrage allemand entre Saint-Céols et Humbligny, il fut torturé à Bourges pendant plusieurs semaines.
Condamné à mort par le tribunal militaire allemand FK 776 de Bourges le 11 novembre 1943 il a été fusillé le 23 novembre 1943, avec ses camarades FTP de maquis , au lieu di Montifaut, au polygone de Bourges. Gabriel Dordain, Eugène Goësse, Julien Guillaume, Michel Pluquet, Georges Roger, Raymond Sadan et André Schulpen.
Le nom de Roger Melnick figure sur le monument aux morts de Marseilles-les-Aubigny et sur les plaques commémoratives de Bourges, de Montifaut et de la fédération communiste du Cher.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII 4 (Notes Thomas Pouty). – Arch.Dép.Cher 1W 361 . — P. Demongeot, Les Francs-tireurs et partisans français du groupement Cher et Nièvre, Nevers, 1975. – M. Cherrier et M. Pigenet, Combattants de la liberté et Résistance dans le Cher, op. cit. – Lettre du secrétaire de la fédération communiste de la Nièvre. – Association des Amis du Musée de la Résistance et de la Déportation de Bourges et du Cher, La résistance dans le Cher, CDrom, AERI, 2008 (fiche rédigée par Maurice Renaudat). – État civil.

Éliane Laurent, Claude Pennetier

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