Né le 9 novembre 1904 aux Arsures (Jura), mort par suicide au combat le 21 avril 1944 à Foncegrive (Côte-d’Or) ; cheminot ; brigadiste en Espagne ; résistant FTPF.

Félix Besson était le fils naturel de Marie, Félicie Besson, cultivatrice, âgée de vingt-deux ans, domiciliée chez ses parents.
Il fut embauché à la Compagnie de chemin de fer du PLM le 1er juin 1926 comme homme d’équipe au triage de Villeneuve-Saint-Georges. Il fut ensuite muté au grade de facteur mixte dans la petite gare de Saint-Vit (Doubs) sur la ligne Besançon-Dijon. Ayant des problèmes avec sa hiérarchie, il fut révoqué le 23 novembre 1934. À partir de là son parcours est mal connu. Il aurait rejoint les brigades internationales en 1936 au début de la guerre d’Espagne. Il fut réembauché à la SNCF en avril 1944 comme auxiliaire en gare de Dijon-Porte-Neuve, à Dijon. il était domicilié 22 rue Diderot à Dijon.
Il participa à la Résistance et en février 1944, devint, sous le pseudonyme de Tonio, responsable du maquis FTP de Foncegrive (Côte-d’Or) stationné dans un chalet situé dans les bois.
Le 21 avril 1944, ce maquis fut cerné à 6 h 30 du matin par le peloton spécial de gendarmerie. Un engagement avec les forces de police de ce peloton s’ensuivit et des coups de feu furent échangés. Au commencement de cet engagement, Félix Besson fut blessé par une rafale de mitraillette qui lui brisa les deux jambes. Voyant cela pour ne pas tomber vivant aux mains de la gendarmerie, il se suicida en se tirant une balle dans la tête avec son pistolet. Un rapport de la brigade de gendarmerie de Selongey en date du 28 octobre 1946 signalait que le procès verbal no 164 du 21 avril 1944, relatif au suicide de Félix Besson et établi par la brigade de Selongey, n’avait pu être retrouvé dans les archives à la Libération.
Une stèle a été élevée à Foncegrive en l’honneur du maquis dont quatre membres ont été fusillés le 19 mai 1944 à Besançon et quatre autres déportés. Une cérémonie y est organisée tous les ans.
Voir Jean Antonietti
Brigadistes fusillés pendant l’Occupation
http://chs.huma-num.fr/exhibits/sho...
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, 21P312979. – Bulletin municipal de Is-sur-Tille, janvier 2004, no 23. – Notice sans auteur dans Cheminots victimes de la répression Mémorial 1940-1945, sous la direction de Thomas Fontaine, Perrin/SNCF, Paris, 2017.— État civil.

Jean-Pierre Besse

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