Né le 18 juillet 1916 à Bourges (Cher), fusillé, peut-être comme otage le 10 mai 1942 à Compiègne (Oise) ; militant communiste du Cher.

Fils d’un mouleur, André Giraudon se maria en août 1939 à Bourges avec Gisèle Policard. Un enfant, Jacques, naquit le 20 décembre 1939 ; des sources parlent d’un autre enfant. Militant communiste, avec Marcel Cherrier, ils surgirent à vélo devant l’entrée de la SNCAC un matin de décembre 1940 pour lancer un tract intitulé "C’est ça la collaboration".
il fut arrêté le 18 février 1941 pour distribution de tracts communistes, interné à Rouillé et fusillé le 10 mai 1942 à Compiègne. On ne trouve pas de trace de condamnation par un tribunal, ce qui est curieux. A-t-il été fusillé comme otage ? Les circonstances de sa fusillade ne ressemblent pas à une exécution sommaire.
Fernand Devaux témoigne : « Et puis un autre camarade, Giraudon André, de Bourges, âgé de 21 ans [en fait 25 ans], était jeune marié. Nous étions dans le même groupe. Des liens fraternels nous unissaient. Ils sont venus le chercher le 9 mai 1942.
« Son départ, seul, semblait peu ordinaire, mais il a tout de suite pensé qu’il allait être fusillé. Il avait raison. Lorsque je suis arrivé à Compiègne, le 22 mai, j’ai appris qu’il avait été fusillé. Comme je lui avais promis, j’ai écrit à sa femme : le sort a voulu que je revienne d’Auschwitz. Quelques semaines après mon retour, elle est venue me voir. »
La veuve d’André Maurice Giraudon, Gisèle Policard, contribua à la formation clandestine de l’Union des femmes françaises (UFF) dans le Cher et la représenta au Comité départemental de Libération. Elle siégea au conseil municipal de Bourges jusqu’en 1951.
Le nom d’André Giraudon est inscrit sur la plaque commémorative aux communistes morts pour la Libération apposée sur le bâtiment de la Fédération communiste à Bourges.
Ne pas le confondre avec son homonyme, André Giraudon, également interné à Compiègne et déporté.
Sources

SOURCES : Notice de Gisèle Policard. – Note de Maurice Renaudat. – Musée de la Résistance nationale, fichier de l’Association des familles de fusillés. – Divers sites Internet.

Claude Pennetier

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