Né le 11 mai 1920 à Paris (XVIIe arr.), fusillé le 20 mai 1944 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; charpentier ; résistant FTPF.

Cliché Arh. PPo. communiqué par Didier Alvarez.
Fils d’Eugène, charretier, et de Juliette, née Rafflet, André Cayron était domicilié 105 quai d’Asnières (René-Dervaux) à Asnières (Seine, Hauts-de-Seine). Il épousa Andréa Marguerat le 20 janvier 1940 à Paris en mairie du XVe arrondissement. Le couple eut un enfant.
André Cayron logeait en hôtel 14 rue Daguerre à Paris (XIVe arr.) et était au chômage. Réfractaire du Service du travail obligatoire (STO), il entra dans les FTP, participa dans la nuit du 26 janvier 1944 au cambriolage d’un magasin d’articles de sport, rue de Gergovie dans le XIVe arrondissement, puis au cambriolage de La Toile d’Avion, avenue du Maine dans le même arrondissement. L’un des hommes qui était avec lui fut interpellé.
Les policiers arrêtèrent André Cayron le 27 janvier 1944 alors qu’il s’apprêtait avec plusieurs FTP à déboulonner des rails près de la gare du Nord. Il était porteur d’un loup noir et d’une fausse carte d’identité. Mis à la disposition de la BS2, il fut interrogé et déclara qu’il était membre des FTP depuis décembre 1943 sous le pseudonyme de Noryac, matricule 397. Il reconnut qu’il avait participé le 1er janvier 1944 avec René Lanet au dépôt d’un engin explosif aux ateliers de la SNCF, rue Riquet dans le XVIIIe arrondissement de Paris.
Incarcéré à la prison de la Santé, puis à Fresnes avant de comparaître le 12 mai 1944 devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.), il fut condamné à mort pour activité de franc-tireur. Passé par les armes le 20 mai au Mont-Valérien, André Cayron fut inhumé au cimetière communal d’Asnières. Une stèle porte son nom dans le carré des fusillés ainsi qu’une rue de la ville (ex-rue de L’Union).
Sources

SOURCES : Arch. PPo., BA 2117, PCF carton 8, carton 16 rapports hebdomadaires sur l’activité communiste pendant l’Occupation. – DAVCC, Caen, Boîte 5 (Notes Thomas Pouty). – Arch. mun. Asnières. – Site Internet Mémoire des Hommes. – État civil, Paris (XVIIe arr.).

Daniel Grason

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