Né le 19 septembre 1923 aux Sables-d’Olonne (Vendée), fusillé le 17 mai 1944 à Angers (Maine-et-Loire) ; étudiant ; résistant du réseau Cohors-Asturies, groupe Basse-Loire.

Jacques Delaunay était le fils d’Isidore, comptable, et d’Anne Dain, employée de commerce. Il passa sa jeunesse aux Sables-d’Olonne où ses parents étaient domiciliés et y fit partie des Eclaireurs de France. Il suivit ensuite les cours de l’École d’hydrographie de Nantes, école de navigation maritime destinée à former les officiers de la marine marchande.
Domicilié pour ses études à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), célibataire, il s’engagea dans le groupe Basse-Loire du réseau Cohors-Asturies, et intégra l’« action immédiate » de ce groupe en mars 1943. Il fut recruté par le chef, Émile Lagarde, et son adjoint Bouillet. Il participa, entre autres, à un attentat contre un train allemand à Mauves-sur-Loire (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique). Arrêté par des agents de la Sipo-SD le 13 avril 1944, sur son lieu de travail, les chantiers Levaux à Nantes, il fut incarcéré le même jour dans le quartier allemand de la prison du Pré-Pigeon à Angers (cellule no 34).
Le 17 mai 1944, Jacques Delaunay, Émile Lagarde et sa femme Raphaëlle, Charles Briaudet, Louis Bouillet, Yves Even, les frères Alexis et Roger Nouvel, François Troussard et son fils Francis furent jugés par le tribunal allemand FK 518 de Nantes. Mme Lagarde, Roger Nouvel et Francis Troussard furent condamnés aux travaux forcés, c’est-à-dire à la déportation en Allemagne.
Les autres furent condamnés à mort et exécutés le même jour. À 19 h 02, Jacques Delaunay, Charles Briaudet et François Troussard furent fusillés derrière le champ de tir militaire de Belle-Beille. Vingt-trois minutes plus tôt, soit à 18 h 39, Louis Bouillet, Émile Lagarde, Alexis Nouvel et Yves Even avaient déjà subi le même sort.
Jacques Delaunay fut inhumé, tout d’abord, au cimetière de l’Est à Angers (carré 15, rang 10, tombe 9), avant d’être exhumé le 5 janvier 1945 et transféré dans le carré militaire du Cimetière de la Chauvinière à Nantes.
Il obtint la mention mort pour la France et fut homologué sous-lieutenant des Forces françaises combattantes (FFC) en novembre 1946. Il fut décoré à titre posthume de la Médaille de la Résistance française (décret du 24 avril 1946, JO du 17 mai 1946), de la Légion d’Honneur, de la Médaille Militaire, et de la Croix de Guerre avec palme. Tous les troisièmes dimanches du mois d’octobre, une cérémonie a lieu devant le monument des fusillés de Belle-Beille au cours de laquelle son nom est cité et où son nom est inscrit.
Sources

SOURCES : SHD Caen AVCC, dossiers 21P277898 et 21P251829. — Arch. Dép. Maine-et-Loire : 197 J 5, 303 W 290. — Arch. mun. Angers : 4 H 103. — Registre des inhumations des cimetières de l’Est à Angers. — Registre de la maison d’arrêt d’Angers (p. 73). — Livre d’or de la France combattante et résistante. — Journal La Vendée Libre 11 octobre 1944 — État civil.

Bertrand Gogendeau, Michel Thébault

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