Né le 23 mai 1910 à Lézardrieux (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor), fusillé le 23 juin 1944 à Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine) ; marin de commerce ; FTPF.

Louis Bodeur était le fils d’Yves, Marie Bodeur, marin d’état né en 1871, et de Marie Le Courtès, ménagère née en 1881. Marié le 18 octobre 1935 à Lézardrieux à Élia, Anne Le Courtès, qui demeurait route du Clos en Lézardrieux, Louis Bodeur navigua dans la marine marchande comme beaucoup de jeunes de cette région.
Engagé dans les FTP depuis février 1944, il participa, fin avril 1944, avec quatre camarades à une opération de réquisition à la mairie de Pleumeur-Gautier (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor). En cours de route, ils rencontrèrent une sentinelle allemande qui assurait la garde des blockhaus. Louis Bodeur porteur d’une arme tenta de s’enfuir et fut blessé à la cuisse. Arrêté, il fut transporté à Guingamp (Côtes-du-Nord, Côtes-d’Armor).
Le 18 mai 1944, Louis Bodeur, condamné à la peine de mort « pour détention illicite d’armes » par le tribunal du secteur postal 56300 st. L. No 304/44, le 7 juin 1944, fut transféré sur un brancard à la maison d’arrêt de Rennes. Le 23 juin 1944, il a été fusillé au camp de La Maltière en Saint-Jacques-de-la-Lande. Il avait trente-quatre ans.
Son camarade Francis Turquis fut lui aussi arrêté. Trouvé sans arme, il fut déporté en camp de concentration en Allemagne où il mourut. Le nom de Louis Bodeur ne figure pas sur le monument des fusillés au camp de La Maltière en Saint-Jacques-de-la-Lande.
Le maire de Lézardrieux précisa dans un rapport remis au Comité départemental de Libération que Bodeur fut exécuté le 23 juin alors qu’il était blessé. Bodeur fut inhumé au cimetière de Pleumeur-Gautier.
L’Association Départementale des Familles de Fusillés de Seine-Maritime signalait dans sa plaquette de 1992 que Louis Bodeur demeurait avant guerre au Havre où il était ouvrier d’usine avant de rejoindre les rangs des FTP dans les Côtes-du-Nord.
Lieu d’exécution relatif à cette notice : La Maltière en Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine).
Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Côtes-d’Armor, 68J13, 2W36, 2W104, 2W235, 5W16. – Alain Prigent, Serge Tilly, « Les fusillés et les décapités dans les Côtes-du-Nord (1940-1944) », Les Cahiers de la Résistance populaire dans les Côtes-du-Nord, no 12, 2011. – Serge Tilly, « L’occupation allemande dans les Côtes-du-Nord (1940-1944), Les lieux de mémoire », Cahiers de la Résistance populaire dans les Côtes-du-Nord, no 10, 2004 et no 11, 2005. –Hommage aux fusillés et aux massacrés de la Résistance en Seine Maritime.1940-1944, édité par l’Association Départementale des familles de fusillés de la Résistance de Seine-Maritime(1992) (note de J.Paul Nicolas). – État civil.

Alain Prigent, Serge Tilly

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