Né le 9 juillet 1899 à Paris (Xe arr.), fusillé comme otage le 5 octobre 1942 au stand de tir du ministère de l’air à Paris (XVe arr.) ; ingénieur ; résistant du réseau Jade-Fitzroy (MI 6).

Fils d’Armand et de Colette, née Convers, concierges, Eugène Pérot, célibataire, demeura chez sa sœur, au 63 rue de Dunkerque à Paris (IXe arr.), puis 6 rue Catulle-Mendès dans le XVIIe arrondissement. Jusqu’en juin 1940, il travaillait comme ingénieur dans l’entreprise aéronautique Hispano-Suiza, rue du Capitaine-Guynemer à Bois-Colombes (Seine, Hauts-de-Seine). Il aurait été membre du syndicat CGT des métaux de la région parisienne.
Il rejoignit la Résistance au sein du réseau de renseignement Jade-Fitzroy créé en décembre 1940 par Claude Lamirault et Pierre Hentic. Jusqu’en juillet 1944, ce réseau était rattaché au MI 6 britannique avant de d’intégrer les services de la France combattante (DGER).
La police allemande arrêta Eugène Pérot fin avril 1942 à Sartrouville (Seine-et-Oise, Yvelines). Il comparut le 23 septembre 1942 devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait à l’hôtel Continental à Paris. Condamné à mort pour « espionnage », il aurait, selon la police française, été fusillé comme otage le 5 octobre 1942 à 16 h 46. Ses effets personnels furent restitués à sa sœur.
Mort pour la France. Homologué résistant.
Son nom est gravé sur la plaque du ministère de la Défense à Paris XVème
Sources

SOURCES : Arch. PPo. 1W 51, 77W 324. – DAVCC, Caen, Boîte 5 / B VIII dossier 3 Liste S 1744-525/42 (Notes Thomas Pouty). – État civil, Paris (Xe). — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 467760 et GR 28 P 11 88 (nc) et Caen AC 21 P 129030.

Daniel Grason

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