Né le 28 janvier 1895 à Paris (XVIIIe arr.), fusillé le 19 décembre 1941 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; électricien ou machiniste à la société des Transports en commun de la région parisienne.

Fils de Marie, mécanicien, et de Marie, née Darel, Henri Jahier épousa Georgette Ismaël le 9 novembre 1922 à la mairie du XVIIIe arrondissement. Pendant la guerre, le couple demeurait dans un pavillon au 16 rue Danton à Drancy (Seine, Seine-Saint-Denis). Henri Jahier travaillait comme électricien ou machiniste à la société des Transports en commun de la région parisienne (TCRP) au dépôt de Flandre à Pantin.
Henri Jahier fut arrêté le 10 novembre 1941 par les Allemands, qui perquisitionnèrent son logement, saisirent un vieux revolver et une boîte de balles, un livre traitant du communisme, ainsi que des tracts édités par le Parti communiste clandestin. Il déclara que le revolver avait appartenu à son père ; quant aux tracts, une personne inconnue les avait jetés quelques jours auparavant dans son jardin.
Incarcéré à la Santé, il comparut le 12 décembre 1941 devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.). Condamné à mort pour « détention d’armes », il fut passé par les armes le 19 décembre 1941 au Mont-Valérien.
Il fut inhumé après la guerre dans le carré militaire du cimetière communal de Drancy. Le conseil municipal de la ville débaptisa la rue Massenet et lui donna le nom d’Henri-Jahier. Son nom figure sur la plaque commémorative du dépôt de Flandre dédiée « À nos camarades. – Aux victimes des nazis ».
Sources

SOURCES : Arch. PPo., BA 2117. – DAVCC, Caen, B VIII dossier 2 (Notes Thomas Pouty). – Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb. – État civil, Paris (XVIIIe arr.).

Daniel Grason

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