Né le 24 octobre 1912 à Nevers (Nièvre), fusillé comme otage le 23 janvier 1942 à Dijon (Côte-d’Or) ; ouvrier tourneur ; résistant communiste de la Nièvre.

Fils de Jean Giraud, maréchal-ferrant, et de Marie Roddes, sans profession, Julien Giraud travaillait comme tourneur aux ateliers de la CGCEM de Vauzelles (Varennes-les-Nevers, Varennes-Vauzelles). Marié une première fois le 12 août 1933 à Nevers avec Marthe Baroin, veuf, il se remaria le 17 août 1936 à Nevers avec Augustine Thibaut, décédée avec son enfant lors de son accouchement. Il était père d’une fille, Michèle. Membre d’un groupe de résistants communistes dirigé par Louis Fouchère, qui dès septembre 1940 stockait du matériel militaire récupéré après la débâcle, il fut arrêté par la Feldgendarmerie le 28 ou 29 septembre 1941, sur son lieu de travail, à la suite d’une distribution massive de tracts en langue allemande et du sabotage d’une ligne téléphonique. Julien Giraud fut incarcéré à la prison de Nevers et condamné à quatre ans de travaux forcés.
Désigné comme otage à la suite de l’attentat contre un officier allemand à Dijon le 28 décembre 1941, il fut transféré à la prison de Dijon le 16 janvier 1942 et fusillé le 23 janvier 1942. Ses camarades Armand Morizet, Edmond Bouy et Louis Michaud connurent la même fin tragique. Louis Fouchère fut lui fusillé à Nevers.
Son nom est gravé sur le Mur des 126 fusillés à Dijon ainsi que sur la plaque commémorative aux agents des ateliers de la CGEM à Varennes-Vauzelles.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, BVIII Caen (Notes Thomas Pouty). — Pierre Demongeot, Les FTPF du groupement Cher et Nièvre, Nevers 1975. — Marina Milon. La résistance cheminote à Varennes-Vauzelles, Université Dijon 2005. — Mémorial GenWeb. – État civil.

Annie Pennetier

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