Né le 6 mai 1923 à Vaire-sous-Corbie (Somme), fusillé le 2 août 1943 dans les fossés de la citadelle d’Amiens (Somme) suite à une condamnation à mort ; apprenti ajusteur ; résistant FTPF.

Henri Wilgos était apprenti ajusteur à l’usine d’aviation Potez à Amiens. Voulant échapper au Service du travail obligatoire (STO) en Allemagne, il quitta la ville, habita Rivery, rejoignit en février 1943 les FTP dans le secteur d’Albert. Il était, avec son frère Jacques, dans le groupe Michel dirigé par Jules Bridoux, militant communiste clandestin, mineur venu du Nord. Il aurait participé à des opérations de sabotage.
La police judiciaire de Saint-Quentin l’interpella pour « actes de franc-tireur et terrorisme » le 25 mai 1943. Livré aux Allemands, incarcéré dans la prison d’Amiens, il comparut avec les autres combattants dont son frère Jacques devant le tribunal de la Feldkommandantur 580 d’Amiens, qui le condamna à mort. Henri Wilgos fut passé par les armes dans les fossés de la citadelle d’Amiens avec Louis Martin, Paul Moreau, Georges Debailly, Alfred Dizy, Charles Lemaire, Ernest Lesec, Jules Mopin, Georges Robbe, Maurice Seigneurgens et son frère Jacques . Son corps ne fut retrouvé qu’après la guerre.
Il fut inhumé au cimetière de Vaire-sous-Corbie, et son nom figure sur le monument aux morts d’Albert.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VIII. – Site Internet de la citadelle d’Amiens.

Daniel Grason, Thomas Pouty

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