Né le 30 mai 1909 à Loubens (Gironde), fusillé le 8 avril 1944 à Toulouse (Haute-Garonne) ; cultivateur ; résistant, membre du réseau Buckmaster.

Les parents de Jean Blancheton étaient cultivateurs au lieu dit « La petite métairie » à Loubens. Lui même s’installa comme cultivateur à Neuffons (Gironde). Il se maria à Coutures-sur-Drot (Gironde) avec Simone Barbot le 4 avril 1929. Le couple eut un fils Claude, né à Neuffons en 1930.
Membre du réseau Hilaire appartenant au réseau Buckmaster depuis le mois d’août 1943, il fut arrêté le 5 septembre 1943 par la police allemande d’Agen (Lot-et-Garonne) qui découvrit dans sa ferme un dépôt d’armes. Sa femme, elle aussi agent P1 dans le réseau Hilaire, et son fils furent arrêtés en même temps que lui. Il fut condamné à mort par un tribunal militaire allemand le 8 avril 1944 et fusillé le jour même à 17 heures à la prison Saint-Michel de Toulouse en même temps que Jean Brisseau*, Pierre Maurice Dubois*, François Laguerre* et Roger Lévy*. Son corps fut retrouvé dans le charnier de Bordelongue (Toulouse, Haute-Garonne) le 8 septembre 1944. Du fait de ses liens avec des résistants du Lot-et-Garone, il a souvent été considéré comme originaire et domicilié dans ce département.
Il fut reconnu interné résistant en 1951. Une plaque est apposée en son honneur à la mairie de Neuffons (Gironde). Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Neuffons. Il figure aussi, avec vingt-sept autres, sur la stèle érigée à Bordelongue (Toulouse) sur les lieux du charnier.
Voir : Toulouse, prison Saint-Michel et charnier de Bordelongue (9 novembre 1943-18 avril 1944)
Sources

SOURCE : DAVCC, Caen, dossier 21P 247062. — Site MemorialGenWeb, consulté en juillet 2017 par André Balent. — État civil. — Notes d’André Balent.

André Balent, Jean-Pierre Besse

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