Né le 4 avril 1920 à Charquemont (Doubs), fusillé le 13 mai 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; radioélectricien ; membre du réseau Confrérie Notre-Dame (CND).

Paul Gloriod était le fils d’un douanier. Monteur à la SFR à Levallois-Perret (Seine, Hauts-de-Seine), il était domicilié boulevard Ney à Paris (XVIIIe arr.). Une autre source donne 4 avenue de l’Espérance à Ermont (Val-d’Oise).
Opérateur radio au sein du réseau Confrérie Notre-Dame depuis février 1942, Paul Gloriod fut arrêté le 23 mars 1942 à Chatou (Yvelines) en pleine émission radio.
Interné à Fresnes, il s’y maria le 27 avril 1943 avec Gilberte Zelmée Ruel. Il fut condamné à mort pour espionnage par la cour martiale allemande siégeant à l’hôtel Crillon, du 26 mars au 9 avril, procès qui condamna à mort douze radios.
Dans ses carnets l’Abbé Franz Stock commente en date du jeudi 13 mai 43 les 12 exécutions de la journée. "12 exécutions de Fresnes. Affaires d’espionnage - Emetteur ! Roger Dumont ; Gloriod Paul ; Subsol Roger ; Martin Roger ; Lucien Martel ; Jacques Dibarboure : André Cholet ; Simon ; Rousier Marcel, protestant, Ch. Midi ; Goehres Henri ; , Ch. Midi ; Gesbert, son oncle, Ch. Midi. Les 7 premiers se sont confessés et ont communié à Fresnes.
Il fut homologué agent P2 chargé de mission de 3e classe et à titre posthume sous-lieutenant.
Il est inscrit sur le monument aux morts d’Ermont et il figure parmi les huit noms sur une plaque commémorative, 118 boulevard Ney à Paris, dédiée « Aux morts des HBM pour la Libération de la France ».
Dernière lettre
Orthographe, ponctuation conforme à l’original.
 
Fresnes le 13 mai 1943
 
Très chers tous,
Après avoir écrit à ma petite chérie c’est à vous que j’annonce cette triste nouvelle. Soyez comme moi très courageux et brave.
Dieu la voulu ainsi soyez fort et grand malgré tout.
Soyez certains que je meure en brave en pensant pà volus ce quji me coute le plus c’est de savoir que je vous fais souffrir et que par toutes vos souffrances un monde meilleurs naissent dans la fraternité commun, du haut du ciel où j’espère le bon Dieu vaudra bien me recevoir, je veillerai sur vous.
Que Nicole se marie et soit heureuse je lui adresse ma bénédiction suprême.
Ma chère petite maman et toi mon bon papa soyez fort et courageux et prier pour moi.
Je vous dit adieu et faites mes adieux aux amis.
Bons Baisers de votre cher fils. Je saurai bien mourrir vive la France.
signature Glop
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, dossier 21 P 456135 et 21 P 195404. – SHD, DIMI, Bureau Résistance, 16 P 259780. – État civil.

Jean-Pierre Besse, Claude Pennetier

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