Né le 30 mars 1909 à Monein (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), fusillé le 28 décembre 1943 à Toulouse (Haute-Garonne) ; militant socialiste SFIO ; employé de banque ; résistant, membre du Corps franc Ramena.

Henri Lacabanne
Henri Lacabanne
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Henri Lacabanne était le fils d’un sabotier. Il se maria dans sa commune natale en juillet 1934 avec Marie Dussuzan. Tous les deux étaient employés de banque et Henri Lacabanne travaillait au Crédit lyonnais. Le couple était domicilié rue Gaston Lamaignère à Pau (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques). Il avait deux enfants, nés en 1939 et 1941. Henri Lacabanne adhérait au Parti socialiste SFIO.
Il participa à la Résistance au sein des Corps francs Ramena à partir de janvier 1943. Il fut arrêté à Pau le 3 octobre 1943 par la Feldgendarmerie au café-restaurant L’As de trèfle à Pau en compagnie d’Henri Fraisse. Il fut d’abord détenu à la Villa Saint-Albert à Pau du 3 au 13 octobre 1943 puis à la prison rue des Fleurs à Toulouse (Haute-Garonne) enfin à la prison Saint-Michel à Toulouse. Il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand de la FK secteur sud le 2 décembre 1944 pour « intelligence avec l’ennemi » et fusillé le 28 décembre.
Lorsque son corps fut découvert dans le charnier de Bordelongue à Toulouse, il reçut le numéro 6.
Sa citation à l’ordre de l’armée le présente comme chef départemental. Il reçut la Légion d’honneur en octobre 1945, fut homologué, à titre posthume, sous-lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI) à la même date avec prise de rang le 1er décembre 1943. Le statut d’Interné Résistant lui fut attribué en 1953.
Il existe une rue Fraisse-Lacabanne à Pau.
Voir : Toulouse, prison Saint-Michel et charnier de Bordelongue (9 novembre 1943-18 avril 1944)
Sources

SOURCE : DAVCC, Caen, dossier 21P 261009. — Flach (Marcelle), La Résistance à Pau (BP). Le passage des Pyrénées, Imprimerie commerciale. COB,. Pau 1944, 64 p.

Jean-Pierre Besse, André Balent

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