Né le 6 février 1920 à Mainvillers (Eure-et-Loir), fusillé par condamnation le 7 février 1944 à Mézières (Ardennes) ; maquisard FTPF.

Fils de Maurice, cultivateur, et de Marie, née Prado, sans profession, René Isidore demeurait à l’Hôtel de la Place de la Gare à Fontenay-aux-Roses (Seine, Hauts-de-Seine). Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il fut arrêté au cours du mois de septembre à l’hôtel par deux inspecteurs de la Brigade spéciale d’intervention du commissariat de Sceaux. Il fut détenu vingt-quatre heures au commissariat, puis emmené au 37 boulevard du Port-Royal (XIIIe arr.), à la caserne Lourcine d’où il s’évada quarante-huit heures plus tard.
Il se réfugia au maquis FTP dit « de Launois » à Viel-Saint-Rémy. « Sylvain » fut arrêté à Mézières le 13 décembre 1943 par la gendarmerie pour vol de bicyclette. Porteur d’une arme appartenant à un gendarme abattu à Bergnicourt le 27 novembre précédent lors d’un accrochage entre un groupe de Francs-tireurs et partisans (FTP) et deux gendarmes en patrouille, il fut remis à la police allemande.
Le tribunal FK 684 de Charleville le jugea le 22 janvier 1944. Il fut condamné à mort et passé par les armes, avec quatre de ses camarades, à Mézières, au plateau de Berthaucourt, le 7 février 1944.
L’hôtelier de Fontenay-aux-Roses témoigna en avril 1945 devant la commission d’épuration de la police sur les circonstances de l’arrestation de René Isidore ; il donna les noms des inspecteurs qui l’avaient interpellé.
Le nom de René Isidore figure sur le mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières et sur le monument aux morts de Viel-Saint-Rémy (Ardennes).
Sources

SOURCES : Arch. PPo., 77W 1047. – DAVCC, Caen, B VIII dossier 5, Liste S 1744-050/44 (Notes Thomas Pouty). – Giuliano G., « Le maquis de Launois », Terres ardennaises hors-série, mai 1985. – Philippe Lecler, Le temps des partisans, Langres, Éd. D. Guéniot, 2009. – État civil, Mainvillers.

Daniel Grason, Philippe Lecler

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