Né le 31 décembre 1901 à Calais (Pas-de-Calais), mort de ses blessures le 15 septembre 1943 à Calais ; cheminot ; militant communiste.

Auguste Langlet
Auguste Langlet
Tombe d'Auguste Langlet
Tombe d’Auguste Langlet
Cliché René Vandenkoornhuyse
Frère de Maurice Langlet, Auguste Langlet fut élevé à Calais dans le quartier de la Nouvelle France. Ses parents, Auguste Langlet, cartonnier, et Adèle Gengembre, ménagère, habitaient 58 rue Malherbe. Chauffeur à la SNCF, il s’était marié avec Marguerite Nouvelle, wheeleuse. Le couple avait un fils, Paul, et habitait 147 rue de Vauxhall.
Militant communiste, Auguste Langlet entra dans les FTPF et fut chargé de recruter des hommes pour le premier détachement à Calais et à Boulogne. Son groupe avait commencé ses actions en crevant les réservoirs des camions militaires allemands puis avait tenté de mettre le feu aux véhicules. Adaptant progressivement leur technique, ils avaient réussi à incendier un garage allemand, rue du Moulin-Brûlé. Langlet devint responsable militaire pour le littoral, secondé par Émile Allain.
Dans la soirée du 15 juillet 1943 un groupe de FTP coupent 22 fils téléphoniques le long de la ligne de chemin de fer Calais Boulogne à coté de la route de » Frethun. Toutes les lignes sauf deux étaient utilisées par la SNCF Les câbles téléphoniques de l’armée allemande n’ont pas été touché. Ils étaient reliés à la batterie de DCA très proche l’ennemi serai intervenu trop rapidement (témoignage de Roger Dubois allias Roger Lebrun)
Dans la nuit du dont les lignes 24 au 25 juillet ; sur ordre de Auguste Langlet Roger Dubois et Marius louchez ont détruit une petite centrale à l’aide de sachets de poudre, d’une mine antichar, d’une mèche d’amadou , le tout recouvert de plusieurs bottes de paille ramassées dans un champ avoisinant.
Le 10 septembre 1943, Auguste Langlet, Roger Dubois, Marius Louchez et plusieurs nouvelles recrues participèrent à un sabotage des lignes téléphoniques le long de la voie de chemin de fer, au pont Jourdan à Calais. Ces lignes assuraient la communication entre la gare centrale et les différents postes d’aiguillage. Surpris par une patrouille allemande, Auguste Langlet fut mortellement blessé, Marius Louchez fut atteint par une balle dans les reins. Après bien des péripéties, Roger Dubois emmena Marius Louchez à Wimereux, rue de L’église, chez un patriote de ses amis, Léon Fayolle. L’état de Louchez réclamait des soins médicaux. Fayolle essaya d’extraire la balle avec un fil de fer mais l’entreprise fut trop douloureuse pour être supportée sans anesthésie. Le blessé fut emmené à Outreau chez Louis Fourrier. Il y fut soigné par le docteur André Croquelois qui le fit transporter ensuite dans une clinique clandestine de Berck. Roger Dubois et Marius Louchez ont survécu à la guerre. Robert Chaussois a recueilli leurs témoignages.
Hospitalisé pour une fausse appendicite aiguë, Auguste Langlet fut cependant identifié et retrouvé par la police allemande, torturé à l’hôpital, il tenta de se pendre pour ne pas risquer de parler. Bénéficiant de la complicité des religieuses, il mourut de ses blessures.
Son détachement FTPF organisa une souscription en faveur de sa veuve. Après la Libération, il fut réinhumé au carré des fusillés du secteur sud. Confirmé dans le grade de lieutenant des FFI, il fut décoré à titre posthume de la Croix de guerre avec palme puis nommé chevalier de la Légion d’honneur. À l’occasion de la construction d’une cité des cheminots en 1948, la SNCF donna son nom à une voie.
Il était le beau-frère de Renée Langlet.
Sa femme, Marguerite, domiciliée dans la XVIIIe arr., fit des démarches auprès du Ministère des anciens combattants, en 1946, pour faire reconnaître les actions de résistance de son mari.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. — Notes René Vandenkoornuyse. — Robert Chaussois, Calais au pied du mur. Mars 1943-janvier 1944, SA Imprimerie centrale de l’Ouest, La Roche-sur-Yon. — État civil.

Claude Pennetier

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