Né le 6 juin 1910 à Notre-Dame-de-Bondeville (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), fusillé au stand du Madrillet, Grand-Quevilly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) le 30 janvier 1942 ; employé de bureau ; militant communiste.

Charles TIERCE
Charles TIERCE
Quotidien l’Avenir du Havre 1945.
Nos Martyrs
Fils de Jules Tierce, mouleur, et de Marie, Céline Maillard, ménagère, Charles Tierce s’était marié le 11 juin 1938 à Houlme (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) avec Andrea, Juliette Omnès et n’avait pas d’enfants.
En 1939, à la mobilisation, il vivait au 116 bis route de Dieppe à Notre-Dame-de-Bondeville.
Blessé durant la bataille de la Somme en 1940, il passa trois mois dans les Pyrénées d’où, démobilisé, il regagna sa région au mois de septembre.
À son retour, il renoua contact avec ses anciens camarades communistes, avec lesquels il pouvait tenir des réunions clandestines dans les bois (selon un rapport de la police judiciaire daté de 1952). De plus, il distribua des tracts fournis par Raoul Bouchez, le chef de secteur dans la vallée ouvrière du Cailly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime).
Suite au sabotage d’un train allemand en gare de Pavilly le 19 octobre 1941, il fut arrêté le 21 octobre au cours de la rafle touchant les milieux communistes de l’agglomération rouennaise – au total, environ 150 arrestations. Il fut probablement arrêté pour communisme.
Emprisonné au palais de justice de Rouen, il fut condamné à mort par le tribunal militaire FK 517 le 20 janvier 1942.
Charles Tierce a été fusillé le 30 janvier 1942 au Madrillet, le même jour que René Longé, Raymond Duflo, Fernand Dubuc et Henri Billaux.
Il a obtenu le titre d’« Interné Politique ».
Une rue à Notre-Dame-de-Bondeville portait les noms et prénoms des quatre fusillés du 30 janvier 1942, avant de devenir en 2012 « rue des Fusillés-1942 », suivi de trois noms, Henri Billaux, Fernand Dubuc et Charles Tierce. Raymond Duflo, qui vivait dans la commune voisine de Maromme, ne figure plus sur cette plaque.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty). – Hommage aux fusillés et aux massacrés de la Résistance en Seine-Maritime. 1940-1944, Association départementale des familles de fusillés de la Résistance de Seine-Maritime, 1994. – Louis Eudier, Notre combat de classe et de patriote (1934-1945), Le Havre, Imprimerie Duboc, 1945. – Enquête de Jean-Paul Nicolas auprès d’Alain Alexandre, historien de la vallée du Cailly. – L’avenir du Havre, 1945, quotidien PCF, rubrique « Nos Martyrs ». – Notes Julien Lucchini. – État civil.

Jean-Paul Nicolas

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