Né le 1er novembre 1920 à Elbeuf (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), fusillé le 4 février 1944 au stand du Madrillet, Grand-Quevilly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; employé au service électrique de la ville d’Elbeuf ; FTPF.

Jean Delaunay participa à la Résistance malgré une mère infirme et un père surveillé en raison de ses opinions républicaines. En compagnie de son camarade Marcel Lucas (fusillé le 7 août 1942), il récupéra les armes abandonnées par l’armée française pendant la débâcle, les transporta en voiture, les changea de place plusieurs fois.
Il était depuis le 1er avril 1943 membre des FTP et du réseau France d’abord. Le 14 juillet 1943, il hissa le drapeau français au lieu-dit « Le Coq » à Elbeuf en pleine occupation. Par ce geste, il entra dans la légende elbeuvienne. Il participa à plusieurs actions armées au Havre dont l’attentat contre le cinéma allemand « Le Sélect ». Il s’était réfugié dans la Vienne chez Robert Certain : les deux hommes y furent arrêtés, suite à une dénonciation. Il fut transféré à Poitiers puis à Rouen.
Jugé par un tribunal militaire allemand, il fut condamné à mort et fusillé le 4 février 1944 au Madrillet, Grand-Quevilly.
Sources

SOURCES : DAVCC de Caen (Notes Thomas Pouty et Jean-Pierre Besse). – Arch. Dép. Seine-Maritime cote 51W428 (les Fusillés). – Louis Eudier, Notre combat de classe et de patriote (1934-1945), Le Havre, Imprimerie Duboc. – Hommage aux fusillés et aux massacrés de la Résistance en Seine-Maritime. 1940-1944, édité par l’Association départementale des familles de fusillés de la Résistance de Seine-Maritime, 1994. Avec notamment le concours de l’historien Claude-Paul Couture, Éd. EDIP. Saint-Étienne-du-Rouvray.

Jean-Paul Nicolas

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