Né le 27 janvier 1922 à Nouzonville (Ardennes), fusillé le 9 juin 1944 au fort des Ayvelles ; instituteur ; membre de l’Organisation civile et militaire (OCM).

Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), Jean Dachy fut membre de l’OCM, groupe de Nouzonville depuis le mois de mai 1944.
Célibataire et instituteur à Nouzonville, Jean Dachy fut arrêté par une patrouille de la Wehrmacht le 6 juin 1944 alors qu’il était avec son groupe en train de saboter la voie de chemin de fer Givet-Charleville. Étaient présents avec lui Maurice Hugueville, Daniel Mater et René Mater. Seul à tomber entre les mains des autorités allemandes ce jour-là, il fut transféré à la Sipo-SD et finit par donner le nom de ses trois camarades présents lors du sabotage.
Il fut condamné à mort le 9 juin 1944 par le tribunal militaire de Charleville (FK 684) et fusillé au fort des Ayvelles le jour même.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Nouzonville, ainsi que sur la plaque commémorative des fusillés du fort des Ayvelles à Villers-Semeuse et sur le monument aux instituteurs ardennais morts pour la France, à Charleville-Mézières.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Philippe Lecler, Le temps des partisans, Langres, Éd. D. Guéniot, 2009. – Philippe Lecler, « Juin 1944 : arrestation de résistants à Nouzonville », Terres ardennaises, no 119, juin 2012.

Philippe Lecler

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