Né le 1er décembre 1903 à Paris (IXe arr.), exécuté sommairement le 17 juin 1944 à Saint-Laurent-de-Mure (Isère, Rhône depuis 1967)  ; écrivain, professeur  ; résistant.

Portrait de René Glotz réalisé en juin 1940 alors qu’il était prisonnier de guerre.
Crédit : archives familiales
Fils de Marguerite Lambert et d’Armand Glotz, banquier, René Glotz se maria en septembre 1930 à Casablanca (Maroc). Docteur ès lettres, directeur littéraire d’une maison d’édition, fut professeur de lettres au lycée français de Bruxelles puis de Tanger. Poète, les éditions Au sans pareil publièrent en 1928 son recueil À mon gré.
Prisonnier de guerre, il réussit à s’évader de son stalag mais sanctionné par le statut des juifs, il ne put reprendre l’enseignement. Son cousin et ami Robert Ettinghausen le fit entrer dans le réseau Brutus, où il s’occupa des liaisons avec la Savoie. Notons cependant que la chronologie de l’engagement des deux cousins est mal connue.
René Glotz et Robert Ettinghausen furent arrêtés le 14 juin 1944 dans un restaurant  ; il aurait été en possession d’un courrier pour Londres. René Glotz fut incarcéré à la prison de Montluc (Lyon) et exécuté le 17 juin à Saint-Laurent-de-Mure (Isère). Robert Ettinghausen subit le même sort le 8 juillet 1944 à Portes-lès-Valence (Drôme).
Sources

SOURCES  : Jean-Marc Binot, Bernard Boyer, Nom de code : Brutus. Histoire d’un réseau de la France libre, Fayard, p. 100-101, 288 et Annexe II. — Notes de Marc Alekan et de Jean-Sébastien Chorin. — État civil  : pas de mention de décès. — Pas de dossier semble-t-il au DAVCC de Caen.

Claude Pennetier

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