Né le 16 septembre 1924 à Mantes-Gassicourt (Seine-et-Oise), fusillé le 11 avril 1944 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; apprenti luthier ; résistant FTPF.

Fils de Désiré Gavelle, lisseur, et de Fleurine Lamarre, ménagère, Christian Gavelle, célibataire, était FTP en Seine-et-Oise depuis le mois d’août 1943. Il participa à l’attaque à la grenade de wagons transportant des troupes allemandes sur la ligne Paris-Cherbourg et participa à la destruction totale par incendie de l’usine Falliez d’Auffreville près de Mantes les 16-17 novembre 1943.
Arrêté le 28 ou le 29 novembre 1943 par des policiers des Renseignements généraux parisiens pour « activité de franc-tireur, attentats et sabotages », Christian Gavelle fut livré aux Allemands. Interné à Mantes, son groupe FTP tenta de le faire évader ainsi que ses compagnons d’infortune le 3 janvier 1944. L’opération échoua et les Allemands décidèrent de les transférer à Fresnes.
Il fut traduit devant le tribunal militaire allemand FK 758 de Saint-Cloud, le 31 mars 1944, qui le condamna à mort avec une vingtaine d’autres FTP de la région parisienne, parmi lesquels Joseph Epstein, leur chef.
D’abord inhumé au cimetière d’Ivry, Christian Gavelle fut réinhumé en février 1945 au cimetière de Gassicourt.
Une rue de la commune porte son nom (ancienne rue des Graviers).
En 2005, des élèves du lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie remirent sa tombe en état dans le cadre d’un travail de mémoire sur la Résistance.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. PPo. – État civil.

Jean-Pierre Ravery, Delphine Leneveu

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