Né le 10 septembre 1896 à Arnoncourt (Haute-Marne), mort en prison (dit fusillé comme otage) le 13 janvier 1943 à Fontevrault-l’Abbaye (Fontevraud, Maine-et-Loire) ; cheminot ; militant communiste ; résistant dans les Ardennes.

Fils de Paul, Léonard Ravier, cantonnier, et de Marie, Adélaïde Guyot, couturière, Louis Ravier exerçait la profession de terrassier quand il épousa Blanche, Eugénie Massué, sans profession, le 27 février 1922 à Raincourt (Haute-Saône).
Louis Ravier devint chauffeur au dépôt SNCF de Mohon (Ardennes). Militant du Parti communiste, il participa à une distribution de tracts dans les villes de Charleville (Ardennes), Mézières (Ardennes) et Mohon dans la nuit du 22 au 23 août 1941. Arrêté avec les frères Jean et Honorat Lelarge*, sur enquête de la brigade de police judiciaire de Reims (Marne), il fut condamné par la cour spéciale de Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 12 septembre suivant, à cinq ans de travaux forcés. Incarcéré à la prison de Fresnes (Seine, Val-de-Marne), il fut transféré à celle de Fontevrault, où il fut désigné comme otage pour être fusillé.
Selon Bernard Gogendeau, qui a consulté les archives de Fontevraud, Louis Ravier est mort d’une crise cardiaque avant d’être fusillé ; selon sa veuve, les privations subies y auraient beaucoup contribué.
Le titre d’Interné politique lui a été attribué le 26 juin 1962.
Le nom de Louis Ravier figure sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières et sur les monuments des ateliers du matériel de Mohon, aujourd’hui en gare de Mohon (Charleville-Mézières) et du dépôt de Lumes.
Selon Bernard Gogendeau, qui a consulté les archives de Fontevraud, Louis Ravier est mort d’une crise cardiaque avant d’être fusillé ; selon sa veuve, les privations subies y auraient beaucoup contribué.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Ardennes, 1W 5/2 (rapport du commissaire principal de police au préfet des Ardennes du 26 juillet 1941). – Philippe Lecler, Le temps des partisans, Langres, Éd. Guéniot, 2009. – État civil, Arnoncourt et Raincourt.— Mémorial des cheminots.

Didier Bigorgne

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