Né le 13 septembre 1906 à Bernat-Debat (Hautes-Pyrénées), fusillé le 5 janvier 1944 à Toulouse (Haute-Garonne) ; inspecteur de l’Enregistrement ; résistant, membre de l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA), Corps franc Pommiès.

Adrien Porte
Adrien Porte
Affiche "Palois morts pour la libération, victimes de la Gestapo". Source inconnue
Adrien Porte était le fils d’un propriétaire-cultivateur. Titulaire du baccalauréat, il se maria à Artiguelouve (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques) en mai 1932 avec Odette, Augusta Canny, employée des PTT. Le couple eut un enfant.
Il était inspecteur de l’Enregistrement à Agen (Lot-et-Garonne), où il était domicilié 11 cours Washington. Un document signale aussi une adresse rue de Montpensier à Toulouse.
Il appartenait aux Corps francs Pommiès, rattachés à l’ORA depuis le mois de janvier ou de mars 1943 (selon les sources). Il était membre du bataillon Estreguil. Selon les sources, il fut arrêté le 13 ou 14 octobre 1943 à Agen par la Sipo-SD pour « activité de franc-tireur et activité en faveur de l’ennemi ».
Condamné à mort par le tribunal militaire pour le sud de la France à Toulouse le 4 décembre 1943, Adrien Porte a été fusillé le 5 janvier 1944 à la prison Saint-Michel le 5 janvier 1944 avec huit autres résistants du Lot-et-Garonne. Son cadavre fut transporté à Bordelongue (commune de Toulouse) et enseveli dans le charnier où furent enterrés 28 résistants (dont 14 du Lot-et-Garonne) entre novembre 1943 et avril 1944. Son nom fut inscrit sur la stèle de Bordelongue qui perpétue le souvenir des vingt-huit.
Il fut homologué, à titre posthume, lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI) en septembre 1948.
Voir : Toulouse, prison Saint-Michel et charnier de Bordelongue (9 novembre 1943-18 avril 1944)
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – SHD, DIMI, Bureau Résistance, dossier 16P 486639. – État civil. — Notes d’André Balent.

Jean-Pierre Besse

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