Né le 17 juin 1913 à Messincourt (Ardennes), fusillé par condamnation le 1er novembre 1943 à Mézières (Ardennes) ; ouvrier ; résistant au sein de l’Organisation civile et militaire (OCM) dans les Ardennes.

Marié, père de quatre enfants et ouvrier aux établissements Cardot à Douzy (Ardennes), Charles Ravenel intégra le maquis d’Autrecourt (Ardennes) au printemps 1943, maquis fondé par le chef de secteur de l’OCM de Sedan, Ernest Cardot. Celui-ci voulant se débarrasser de Charles Ravenel, devenu gênant pour la sécurité du groupement, il l’attira dans un traquenard où l’ouvrier devait trouver la mort le 5 juin 1943. Mais Charles Ravanel abattit ses assaillants avec son revolver : Ernest Cardot et Achille François furent tués, Alphonse Masier parvint à s’enfuir. Charles Ravenel s’enfuit également.
Il fut arrêté par la police allemande pour « organisation de résistance anti-allemand et inculpation de deux meurtres » ; il semble qu’il donna pendant l’interrogatoire des informations sur l’organisation à laquelle il appartenait.
Jugé par un tribunal militaire allemand (FK 684) à Charleville le 31 août 1943 ou, selon les sources, le 3 septembre 1943, avec certaines de ses victimes (Alphonse Masier et Émile Paris entre autres), il fut condamné à mort et fusillé à Mézières le 1er novembre 1943.
Son nom n’est pas inscrit sur le Mémorial de Berthaucourt, son acte de décès ne porte pas la mention « Mort pour la France ».
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Philippe Lecler, Le temps des partisans, Langres, Éd. Guéniot, 2009. – Philippe Lecler, « Une page tragique de la Résistance dans la région de Sedan : le maquis d’Autrecourt et l’affaire du bois de l’Alma », in Revue historique ardennaise, no 45, 2013.

Philippe Lecler

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