Né le 17 mars 1906 à Gaillon (Eure), fusillé le 26 juin 1944 au fort des Ayvelles (Ardennes) ; employé de la SNCF ; résistant, membre de l’Organisation civile et militaire (OCM).

Fils d’Eugène Stadler et de Marie Émilie Chrétien, ouvriers brossiers, Robert Stadler s’était marié le 29 octobre 1927 à Charleville (Ardennes) avec Marie Louise Etaine (nom peu lisible) et était père de deux enfants.
Cheminot au dépôt d’Amagne-Lucquy (Ardennes), membre de l’équipe Plan vert des Forces françaises de l’intérieur (FFI) des Ardennes, il fut arrêté avec trois de ses camarades (René Arnould, Georges Boillot, Lucien Maisonneuve) par la Feldgendarmerie de Rethel, après plusieurs sabotages sur voie ferrée, le 23 ou le 24 juin 1944 (selon les sources) pour « détention d’armes et d’explosifs ».
Incarcéré à la prison de Charleville, il fut condamné à mort par le tribunal militaire de Charleville (FK 684) le 26 juin 1944 et fusillé au fort des Ayvelles le jour même.
Son nom, ainsi que celui de ses camarades, est inscrit sur la plaque commémorative 1939-1945 de la gare d’Amagne-Lucquy, ainsi que sur le Mémorial de Berthaucourt à Charleville-Mézières.
............................................................
Dernière lettre
 
11 h 30.
 
Femme chérie, enfants chéris, au reçu de cette lettre, tout sera fini. Prends courage et surtout pense bien aux enfants. Embrasse les toujours bien pour moi, et toujours avec eux comme je serai toujours avec toi. J’ai communié et je meurs la conscience tranquille. Nous nous reverrons là-haut. Bons baisers pour toujours et à tous les trois. Ton mari et votre père pour l’éternité.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Philippe Lecler, Ami, si tu tombes. La Résistance dans la région de Rethel, 1940-1944, Langres, Éd. D. Guéniot, 2006.— Philippe Leclerc, Le temps des partisans, Éd. D. Guéniot, 2009, lettre p. 110. — État civil en ligne cote 2E7933, vue 6.

Philippe Lecler

Version imprimable