Né le 12 septembre 1901 à Roost-Warendin (Nord), mort le 26 septembre 1941 à Loos-lès-Lille (Nord) ; charpentier ; militant communiste.

Fils d’Antoine Walquant, journalier, et de Marie Debruille, ménagère, Alexis Walquant, domicilié à Roost-Warendin, y fut arrêté le 13 septembre 1941 par la Feldgendarmerie. Il fut gardé comme otage à la prison de Douai, puis transféré à celle de Loos-lès-Lille le 25 septembre 1941. Militant communiste, il était entré dans la Résistance le 1er août 1941.
Un vol d’explosif eut lieu dans la nuit du 22 au 23 septembre 1941, attribué à des « bandits armés – certainement des communistes ». Des attentats furent commis contre des trains de transport militaires et des trains français dans le courant de la nuit suivante, ainsi que dans la journée du 25 septembre.
Le lendemain, Heinrich Niehoff, commandant militaire pour la Belgique et le nord de la France, ordonna l’exécution de vingt otages à la citadelle de Lille, « militants communistes particulièrement actifs ». Selon certaines sources, Alexis Walquant se serait suicidé dans sa cellule avec quatre codétenus, dans la nuit, se pendant à l’aide d’un drap qu’ils auraient découpé en bandelettes. Selon les archives de la DAVCC, il a été fusillé avec ses camarades.
Alexis Walquant s’était marié le 26 mars 1921 à Roost-Warendin avec Berthe Bernard.
En septembre 2012, une plaque fut apposée sur les lieux en hommage aux cinq fusillés du 15 septembre (Albert Deberdt, Louis Doisy, Joseph Noël, Henri Ployard* et Hugo Zajak) et aux vingt du 26 septembre 1941.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, B VII 0104, B VIII, dossier 2 (Notes Thomas Pouty). – S. Klarsfeld, Le livre des otages, op. cit. – Site Internet du ministère de la Culture. – Plaque commémorative, citadelle de Lille. – État civil.

Claude Pennetier, Frédéric Stévenot

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