Né le 21 janvier 1913 à Paris (XXe arr.), fusillé le 15 février 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; polisseur ; militant syndicalite ; militant communiste ; résistant au sein des FTPF.

Fils de François (luthier) et d’Amélie (brodeuse), né Fritsch, Adrien Vanderheyden exerçait le métier de polisseur. Il se syndiqua à la CGT et devint trésorier de la section des polisseurs du Syndicat des métaux. Dans les années 1930, il travailla chez Anconneti à Paris (XIe arr.), puis de 1935 à 1936 avec Roger Linet chez Mesureur, à Levallois-Perret (Seine, Hauts-de-Seine). Il adhéra en 1937 au Parti communiste. Il habitait chez ses parents au 9-11 rue Victor-Letalle à Paris (XXe arr.). Mobilisé en novembre 1939 au 65e Régiment d’infanterie, il aurait été réformé par les autorités allemandes le 7 octobre 1940 à Laon (Aisne).
Il reprit son travail de polisseur aux établissements Kerriclar et Cie au 10 rue de la Fontaine-au-Roi à Paris (XIe arr.). En contact avec des militants du Parti communiste clandestin, il fut chargé du fonctionnement des comités populaires d’usines dans les XIe et XXe arrondissements. En avril 1942, il quitta son travail et entra dans la clandestinité. Résistant Francs-tireurs et partisans (FTP), il eut la responsabilité politique de la région P2, qui comprenait tous les arrondissements de la rive droite de Paris à l’exception des VIIIe, XVIe et XVIIe arrondissements.
Des inspecteurs de la Brigade spéciale no 2 (BS2) arrêtèrent Adrien Vanderheyden le 14 octobre 1942. Il fut interrogé dans les locaux des BS, puis incarcéré. Son père écrivit au préfet de police le 7 décembre 1942 : « Sur une dénonciation, on est venu, chez moi, arrêter mon fils [...] le 14 octobre dernier, comme étant paraît-il, communiste. Nous avons pu avoir de ses nouvelles jusqu’au 4 novembre et depuis plus rien. » François Vanderheyden concluait sa lettre au préfet en lui « demandant humblement de bien vouloir nous dire, à nous, ses parents où il se trouve ».
Livré aux Allemands, Adrien Vanderheyden comparut le 4 février 1943 devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.). Condamné à mort pour « actes de franc-tireur », il fut passé par les armes le 15 février 1943 au Mont-Valérien en compagnie d’autres FTP, Robert Bachet, Louis Camatte, Robert Hamel et Léon Agid, fusillé sous son identité d’emprunt « Louis Le Balanger ».
Le père d’Adrien Vanderheyden fut auditionné en 1945 par la commission d’épuration de la police. Il ignorait si son fils avait été frappé lors des interrogatoires dans les locaux des BS.
Après la Libération, Adrien Vanderheyden fut homologué lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Inhumé à Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne), le corps d’Adrien Vanderheyden fut restitué le 9 mars 1949.
Sources

SOURCES : Arch. PPo., 77W 522, KB 5. – DAVCC, Caen, Boîte 5 (Notes Thomas Pouty). – Roger Linet, 1933-1943, La traversée de la tourmente, Éd. Messidor, 1990. – Notes Jean-Sébastien Chorin. – Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb.

Daniel Grason

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