Né le 29 août 1912 à Marchiennes (Nord), fusillé le 8 février 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; employé de bureau à la SNCF ; communiste ; résistant FTPF.

Cliché fourni par Jaques Hébert.
Fils d’Henri, employé aux chemins de fer, et de Marthe, née Dupont, ménagère, Victor Bourle épousa Lucienne Cavin le 30 octobre 1937 dans sa ville natale. Le couple demeurait 67 boulevard Victor-Hugo à Lille. Selon une attestation, Victor Bourle participa à l’attaque de la Taverne lilloise le 21 octobre 1942. Ce soir-là vers 22 h 10, Élie Lorthois lança une grenade contre la vitrine. Deux marins et un employé des chemins de fer allemands, le patron de la Taverne et une serveuse furent blessés.
Le 29 octobre il fut arrêté par la police française pour « actes de franc-tireur », livré aux Allemands et incarcéré à la prison de Loos-lès-Lille ; il fut successivement interrogé par les polices française et allemande.
Transféré à la prison de Fresnes le 5 janvier 1943, il comparut le 29 janvier 1943 devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.). Condamné à mort pour « activités de franc-tireur », il fut passé par les armes le 8 février 1943 au Mont-Valérien avec ses compagnons.
Son inhumation eut lieu au cimetière d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne). Une rue de Marchiennes porte le nom de Victor Bourle, son nom figure sur le monument aux morts de la place de la Résistance.
Sources

SOURCES : Arch. PPo., 77W 531. – DAVCC, Caen, Boîte 5 Liste S 1744-27/43 (Notes Thomas Pouty). – J.-M. Fossier, Zone interdite, op. cit. – Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb. – État civil, Marchiennes.

Daniel Grason

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