Né le 2 février 1922 à Bar-le-Duc (Meuse), fusillé après condamnation à mort le 4 octobre 1943 à L’Épine (Marne) ; ouvrier agricole domicilié à Monthois (Ardennes) ; résistant ; FTPF-FFI.

Butte des fusillés à L'Épine
Butte des fusillés à L’Épine
Sur la plaque commémorative</br>de la Butte des fusillés à L'Épine
Sur la plaque commémorative
de la Butte des fusillés à L’Épine
Sur le monument aux morts de Monthois
Sur le monument aux morts de Monthois
Sur le mémorial de la Résistance ardennaise</br>à Charleville-Mézières
Sur le mémorial de la Résistance ardennaise
à Charleville-Mézières
SOURCE : 
Photos Jean-Pierre et Jocelyne Husson
Célibataire, Raymond Gavart était le fils de Paul Alix Gavart, terrassier, et de Juliette Lemaître, journalière.

Il faisait partie des résistants ardennais qui fournissaient en explosifs le groupe FTPF animé à Reims par Jean Martin et Maximilien Thomas. Ces explosifs étaient destinés à détruire des cuves et du matériel dans le camp de Courcy près de Reims, où avait été implantée une usine Junkers.
Jean Martin
Arrêté par la Police française le 14 février 1943, il fut incarcéré à la prison de Reims (Marne) et inculpé « pour activité communiste et détention d’armes ». Livré aux autorités allemandes, il a été condamné à mort le 22 septembre 1943 par le tribunal militaire allemand FK 531 de Châlons-sur-Marne (Châlons-en-Champagne) et a été fusillé le 4 octobre 1943 sur le terrain de La Folie à L’Épine.

À la suite de cette exécution, le préfet de la Marne, Louis de Peretti della Rocca, écrivit :
« Le personnel de police, qui croyait travailler au seul bien de l’État, peut aujourd’hui se considérer comme le pourvoyeur des pelotons d’exécution allemands. »
Le tribunal civil de première instance de Châlons-sur-Marne a rendu le 5 novembre 1943 un jugement déclaratif de décès, transcrit à l’état civil de Châlons le 11 novembre, qui le déclare « décédé à Châlons-sur-Marne le 4 octobre 1943 à 7 heures 35 minutes ».
Raymond Gavart a été reconnu « Mort pour la France » en 1947 et a été homologué FFI.

Inhumé dans le cimetière de l’Est de Châlons, le corps de Raymond Gavart a été exhumé le 28 juillet 1948 et a été transféré dans le cimetière de Monthois.

Dans la Marne, le nom de Raymond Gavart, orthographié par erreur« Gavard », est inscrit sur la plaque commémorative de la Butte des fusillés à L’Épine. Dans les Ardennes, son nom est inscrit sur le monument aux morts de Monthois et sur le mémorial de la Résistance ardennaise érigée sur le plateau de Berthaucourt à Charleville-Mézières.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen, AC 2 1P 191 876. — SHD, Vincennes, GR 16 P 248313. – Arch. Dép. Marne, M 7463, exécutions par les Allemands 1941-1944 ; fusillés ou exécutés par les Allemands, liste dressée à la demande du ministère de l’Intérieur en octobre 1944. – Pierre Gillet, « Châlons sous la botte. Souvenirs de la Résistance à Châlons-sur-Marne et dans l’arrondissement (1940-1945) », Cahiers châlonnais, no 3, Châlons-sur-Marne, 1983, réédité en 1998. – Philippe Lecler, Le Temps des partisans suivi de Mémorial de Berthaucourt, la Résistance et sa répression dans les Ardennes, Dominique Guéniot, Langres, 2009. – Jean-Pierre et Jocelyne Husson, La Résistance dans la Marne, dvd-rom, AERI-Département de la Fondation de la Résistance et CRDP de Champagne-Ardenne, Reims, 2013. – État civil, Bar-le-Duc (acte de naissance) ; Châlons-en-Champagne (transcription du jugement déclaratif de décès).

Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

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