Né le 25 avril 1921 à Saint-Simon (Charente), fusillé le 5 mai 1943 au camp de la Braconne, commune de Brie(Charente) ; forgeron ; résistant, membre du Front national.

Fils de Roger Henri et Ernestine Pierre, célibataire, Marc Népoux résidait à Hiersac (Charente).
Il s’engagea en 1942 au Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France, mouvement de résistance fondé et dirigé par le Parti communiste français. Avec le grade de lieutenant (homologué le 26 septembre 1950), il appartint aux Francs-tireurs et partisans français (FTP, organisation armée du Front national) du maquis de Charente à compter du 11 juillet 1942. Il participa aux actions de sabotage de la voie ferrée Angoulême-Saintes-Cognac, aux opérations de recrutement, récupération et transport d’armes, à la propagande antinazie. Il fut aussi agent de liaison entre les FTP de la Haute-Vienne et de la Gironde.
Il fut arrêté le 30 novembre 1942 par la Sipo-SD. Au cours de son arrestation, il blessa deux Allemands. Sérieusement blessé lui-même, il fut transporté à l’hôpital puis interné à la prison d’Angoulême.
Il fut condamné à mort le 30 avril 1943 par le tribunal militaire de la Feldkommandantur 887 d’Angoulême pour les chefs d’accusation suivants : appartenance à association interdite ; complicité avec l’ennemi ; détention d’armes prohibées ; appartenance à un groupe de francs-tireurs ayant participé à des attentats contre des voies de transport ; voies de fait avec armes.
Marc Népoux fut passé par les armes le 5 mai 1943 à 6 h 30 avec les autres condamnés du procès, son frère Marcel ainsi que Jean Barrière, René Michel, Paul Bernard* et Jean Gallois dans une clairière de la forêt de la Braconne sur le territoire de la commune de Brie-La Rochefoucauld (Charente). Selon Guy Branchu, « Ils furent assistés par un curé allemand, Johann Gress. Les Feldgendarmes avaient assuré le convoi et le service d’ordre tandis que des soldats SS en garnison au camp de la Braconne formèrent, à l’aube, le peloton d’exécution commandé probablement par l’adjudant-chef Morgner. La dernière lettre écrite par chacun des fusillés fut adressée aux familles respectives une dizaine de jours plus tard accompagnée d’un mot de W. Alfred, interprète de la Sipo. »
Déclaré « Mort pour la France », il fut reconnu « Interné Résistant » le 8 avril 1952.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen. – Site Internet : biographie de Jean Barrière sur le blog de Guy Branchu.

Dominique Tantin

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