Né le 29 novembre 1887 à Marquillies (Nord), fusillé le 27 mars 1944 à Arras (Pas-de-Calais) ; artisan coiffeur cabaretier ; résistant au sein du mouvement Voix du Nord et Ceux de la Libération.

Fils de Jules Laignel et de Julie (née Bruneaux), journaliers, Jules Laignel s’était marié le 31 juillet 1912 à Marquillies avec Agnès (née Delos) et était le père de cinq ou six enfants (selon les sources). Domicilié depuis 1922 à Haisnes-la Bassée (Pas-de-Calais), route de Lens, il était coiffeur débitant de boissons.
Arrêté le 21 juillet 1942 par la Feldgendarmerie pour « espionnage », il aurait participé à la transmission d’un document intéressant d’une usine du bassin minier à une puissance étrangère. Il fut arrêté en même temps que plusieurs personnes qui avaient connaissance du fait que des militaires anglais avaient logé jusqu’en février 1942 chez Henri Debureaux, route de Lens à Haisnes-la-Bassée.
Selon la police, il n’avait jamais été remarqué au point de vue politique.
Incarcéré durant quinze mois à Loos-lès-Lille (jusqu’à son jugement) puis Arras, il fut condamné à mort par le tribunal allemand d’Arras (OFK 670) le 21 octobre 1943.
Son recours en grâce rejeté par le chef de justice le 6 mars 1944, Jules Laignel a été fusillé le 27 mars 1944 dans les fossés de la citadelle d’Arras.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, BVIII4 (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Pas-de-Calais, M 5022/1 et 51 J/6. – J.-M. Fossier, Zone interdite, op. cit., p. 266. – Mémorial des fusillés d’Arras. – État civil en ligne 1 Mi EC 388 R 001.

Christian Lescureux

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