Né le 6 décembre 1891 à Saint-Denis-les-Ponts (Eure-et-Loir), fusillé le 22 janvier 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; brigadier de manutention à la SNCF.

Photographie Mémorial Genweb
Fils de Jean Blaise, journalier, et de Marie, née Dubert, Louis Blaise épousa Fernande Perrey en mairie de Châteaudun (Eure-et-Loir). Un fils, Jean, naquit en 1920. Veuf, il se maria en secondes noces, le 6 novembre 1930, avec Fernande Ausseray dans la même ville. Le couple eut trois enfants. La famille demeurait 30 rue Poissonnière à Paris (IIe arr.). Il travaillait comme brigadier de manutention à la gare d’Austerlitz.
Le 19 janvier 1942, la police allemande vint à son domicile, perquisitionna, et saisit un revolver. Les Allemands incarcérèrent Louis Blaise à la prison du Cherche-Midi (VIe arr.). Il comparut le jour même devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.) et fut condamné à mort pour « détention illégale d’armes ». Le 22 janvier, il fut passé par les armes au Mont-Valérien, puis inhumé au cimetière d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne), division 37, ligne 1, tombe 8. Le quotidien collaborationniste Le Matin publia un « Avis » annonçant qu’il était fusillé.
Le ministère des Anciens Combattants accorda la mention « Mort pour la France » à Louis Blaise le 15 avril 1947. Cette décision fut régularisée par l’ONAC le 2 septembre 2011. Le nom de Louis Blaise figure sur la plaque commémorative à la gare d’Austerlitz « À la mémoire des agents de la SNCF tués par faits de guerre 1939-1945 ».
Sources

SOURCES : Arch. PPo., BA 2117. – DAVCC, Caen, 21P 426 234 (Notes Delphine Leneveu), B VIII 5/Boîte 5-Liste S 1744-57/42 (Notes Thomas Pouty). – Le Matin, 24 janvier 1942. – Site Internet Mémoire des Hommes. – Mémorial GenWeb. – État civil, Arch. Dép. Eure-et-Loir.

Daniel Grason

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