Né le 27 janvier 1904 à Péronne (Somme), fusillé le 23 janvier 1942 au Madrillet, Grand-Quevilly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; électricien en automobile ; résistant.

Roland Leclabart participa à l’action communiste clandestine dès les premiers mois de l’Occupation, notamment par la distribution de tracts édités par le Parti communiste. Par ailleurs il sabotait des camions allemands dans le garage Saurer de Rouen où il était électricien. Soupçonné, il fut soumis à surveillance.
Roland Leclabart, père de deux enfants, habitait au 210 avenue du Mont-Riboudet à Rouen. Son lieu d’arrestation atteste de son engagement dans la lutte clandestine des communistes de Rouen. C’est en effet au domicile de l’institutrice Lucie Guérin, 46 bis boulevard des Belges, que s’opéra, le 27 novembre 1941, l’arrestation de trois responsables rouennais : Lucie Guérin, le douanier Auguste Jean, l’ouvrier Roland Leclabart. Quelques jours auparavant l’appartement de Lucie Guérin avait été le lieu de repli des auteurs du déraillement de Pavilly la nuit du 19 octobre (André Pican, Louis Jouvin, Michel Muzard, etc.). Le 7 janvier 1942, la Section spéciale de la cour condamna Lucie Guérin à huit ans de travaux forcés, Auguste Jean à cinq ans de prison, tandis que Roland Leclabart passa en conseil de guerre allemand FK 517 le 17 janvier 1942. Condamné à mort pour le matériel de propagande et les armes qu’il détenait chez lui, il tomba sous les balles du peloton d’exécution le 23 janvier 1942 à Grand-Quevilly.
Par la suite Auguste Jean fut exécuté au Mont-Valérien le 24 avril 1942, tandis que Lucie Guérin fut déportée à Ravensbrück dont elle revint en 1945.
Roland Leclabart obtint la mention Mort pour la France et le titre d’Interné résistant.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Seine-Maritime, cote 51 W 428 les fusillés. – Hommage aux fusillés et aux massacrés de la Résistance en Seine-Maritime, ouvrage de l’ADFFM de Seine-Maritime, 1994. – Jean-Jacques Giffard, « Le PCF de 1936 à 1945 dans la région rouennaise », mémoire de maîtrise, Université de Rouen, 1969. — Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 349297 et Caen SHD/ AC 21 P 588727 (nc).

Jean-Paul Nicolas

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