Né le 27 mars 1905 à Vernon (Eure), fusillé comme otage au front stalag 122 à Compiègne-Royallieu, le 10 mai 1942 ; syndicaliste.

Domicilié à Oissel (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), rue Sévère, 5 cité Perchot, Gustave Lecomte travailla aux ateliers Commentry à Oissel et y dirigea le syndicat puis devint membre du bureau de l’Union locale CGT. Arrêté dans la nuit du 21 au 22 octobre 1941 par les polices allemandes et françaises, dans le cadre d’une rafle départementale en milieu communiste, il fut incarcéré à Rouen puis envoyé au camp d’internement de Compiègne Royallieu. En ce lieu, il a été fusillé le 10 mai 1942 avec d’autres camarades otages comme lui. Quelques instants avant sa mort, il écrivit aux siens : « Je saurai mourir dignement. Le seul regret que j’ai, c’est de mourir sans vous revoir, vous n’aurez pas à rougir de ma mort. Je pense à la douleur que vous allez avoir. Ayez du courage. »
Les archives de correspondance entre préfet de Rouen et Renseignements généraux ne fournissent pas les raisons de ce passage par les armes de quatre originaires de Seine-Inférieure. En revanche elles situent au 10 mai l’exécution (d’autres sources la situent le 9 mai). Il s’agissait, en fait, de représailles à plusieurs attentats dans la région normande. À ses côtés, Maurice Boulet d’Elbeuf, Ursin Scheid et Jean Delatre de Petit-Quevilly tombèrent sous les balles d’un peloton sur ordre du « commandant des forces militaires allemandes en France ».
Sources

SOURCES : Archives dép. Seine-Maritime cote 51W428 : les fusillés. – Hommage aux fusillés et aux massacrés de la Résistance en Seine-Maritime, ouvrage de l’ADFFM de Seine-Maritime (Familles de Fusillés), 1994.

Jean-Paul Nicolas

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