Né le 30 septembre 1922 aux Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire), fusillé comme otage le 21 septembre 1942 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; militant communiste clandestin ; résistant FTP en Maine-et-Loire et Charente-Maritime.

Fils de Jean Marie Perdriau, fendeur d’ardoises, et de Léonie Lefèvre, sans profession, Camille Perdriau, qui adhéra très jeune aux Jeunesses communistes, s’engagea dans la Résistance en Anjou. Il dérobait de la dynamite dans la carrières d’ardoises pour les sabotages des FTP autour d’Angers. Menacé d’arrestation, il quitta le 10 mars 1942 son domicile pour la Charente-Maritime où il prit part à plusieurs sabotages des FTP (destruction d’un pylône de ligne à haute tension à Puilboreau le 30 avril, des attentats ferroviaires à Dompierre le 16 mai et à Bussac le 5 juillet). Il fut arrêté par les Allemands le 28 juillet 1942 à la ferme des Pateau à saint-André-de-Cognac.
Accusé d’être un « terroriste communiste auteur de plusieurs attentats »,interné au fort du Hâ et au camp de Mérignac, il fut désigné comme otage en représailles à l’attentat du cinéma Rex à Paris en septembre 1942 et fusillé par les Allemands le 21 septembre 1942 au camp de Souge parmi 70 otages. (Voir Arthur Jonet.)
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, BVIII (Notes Thomas Pouty). — René Terrisse, Face aux pelotons nazis, op. cit.Site Souge. — État civil.

Claude Pennetier

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