Né le 9 février 1895 à Lescoat en Crozon (Finistère), fusillé le 15 mai 1944 à la pointe de Mousterlin, Fouesnant (Finistère) ; membre du mouvement « Vengeance » du Faou.

Fils de Henri Brosset de la Croix, lieutenant de vaisseau, et de Marie Modeste Le Bastard de Mesmeur, sans profession, Jean Brosset de la Chaux, employé comme cultivateur, était divorcé. N’ayant personne à sa charge il fut donc plus libre pour rejoindre la Résistance. Il concrétisa son engagement en se ralliant au groupe « Vengeance » basé au Faou (voir Maxime Dubois). Il accepta de cacher dans le château de Keronnec plusieurs tonnes d’armes larguées par des avions anglais Il fut arrêté par la Sipo-SD de Landerneau pour ses activités de résistant et particulièrement dans le cadre d’une récupération de parachutage. Condamné à mort par le tribunal allemand FK 752 de Quimper, il a été fusillé par les Allemands le 15 mai 1944, en compagnie de quatorze autres personnes (maquisards ou membres du mouvement Vengeance).
Son corps repose dans le cimetière de Landevennec. Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Rosnoën.
Le 8 mai 2010, mors d’une cérémonie les élèves des écoles Diwan et du Roz du Faou, lui rendirent hommage après avoir rédigé sa biographie en français et en breton.
(Voir Henri Arnal.)
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Finistère, 200 W 84 (exécutions). – Georges-Michel Thomas et Alain Le Grand, Le Finistère dans la Guerre (1939-1945), tome I : l’Occupation, p 348. – Biger Brewalan, René-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère 1940-1944, Master 1, dir. Christian Bougeard, Université de Bretagne occidentale, 2009-2010. — Le Télégramme, 15 mai 2010 . — État civil.

Biger Brewalan, René-Pierre Sudre

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