Né le 19 décembre 1897 à Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), fusillé le 9 mai 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; ingénieur ; résistant.

Fils de Rachel Saget, lingère, Édouard fut reconnu par sa mère le 3 janvier 1898, puis légitimé par le mariage de sa mère avec Marie Bertout, ingénieur en mairie de Rambouillet (Seine-et-Oise, Yvelines). Édouard Bertout vivait 2 rue Dode-de-la-Brunerie à Paris (XVIe arr.).
Il fit partie d’un réseau d’aide au franchissement de la ligne de démarcation. Arrêté par les Allemands pour « intelligence avec l’ennemi et gaullisme », il fut incarcéré à la prison de Fresnes.
Il comparut le 28 avril 1942 devant le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.). Il fut condamné deux fois à mort, la première pour « aide à l’ennemi », la seconde pour « espionnage ». Il fut passé par les armes le 9 mai 1942 à 12 h 15 au Mont-Valérien.
Son inhumation eut lieu à Ivry-sur-Seine, division 39, ligne 4, tombe 79. Le 28 février 2012, l’Office national des anciens combattants (ONAC) décida d’accorder à Édouard Bertout la mention « Mort pour la France ».
Sources

SOURCES : Arch. PPo., 77W 2129. – DAVCC, Caen, Boîte 5/B VIII 3 Liste S 1744-249/42 (Notes Thomas Pouty), 21P425097 (Notes Delphine Leneveu). – Site Internet Mémoire des Hommes. – État civil, Rouen et Suresnes.

Daniel Grason, Gérard Larue

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