Né le 18 juin 1924 à Marseille (Bouches-du-Rhône), exécuté le 29 mai 1944 à Badaroux (Lozère) ; journalier ; résistant ; membre du maquis Bir Hakeim (AS).

Fils de Jean Constantinou, né en Syrie, journalier, et d’Evanthia Maropaki, née en Crète, ménagère, Georges Constantinou fut appelé à rejoindre les Chantiers de Jeunesse et se retrouva inscrit au groupement n° 19 installé à Meyrueis (Lozère). Dans ce Chantier de Jeunesse, les hommes étaient occupés à des coupes de bois dans le massif de l’Aigoual et initiés à la sylviculture. Georges Constantinou fit partie du groupe n° 2 qui travailla à La Pépinière.
Le 21 mai 1944, les hommes du maquis Bir Hakeim (Voir Capel Jean) vinrent investir les bâtiments du Chantier dans le quartier de l’Airette à Meyrueis. Après avoir fait le plein de matériel et de vivres, les maquisards encouragèrent les jeunes à s’engager dans la Résistance. Georges Constantinou et trois de ses camarades (André Picon, Marcel Liotard et Albert Cyprien) décidèrent alors de repartir avec les gars du maquis.
Les maquisards durent précipitamment quitter leur refuge, le Grand Hôtel du Fangas sur le Mont Aigoual, au cours de la nuit du 26 mai 1944, alors que la Milice et les GMR commençaient l’opération d’encerclement du massif de l’Aigoual pour détruire le maquis Bir Hakeim. Il rejoignit le village de La Parade sur le Causse Méjean. Le dimanche 28 mai 1944, il participa au combat de La Parade. Toute la journée, il défendit les positions du maquis dans le hameau de La Borie face aux attaques des contingents de la Légion arménienne. Le soir même, à 17 heures, il fut conduit vers Mende dans les camions de la Légion arménienne. Il s’était rendu en faisant confiance à la promesse de l’officier allemand qui avait dit aux maquisards qu’ils seraient traités comme des prisonniers de guerre. Mais arrivés à Mende, Georges Constantinou et ses 26 camarades furent livrés à la police allemande (Voir La Parade (commune de Hures-La Parade), 28 mai 1944).
Le lundi 29 mai 1944, il fut emmené avec ses camarades dans le ravin de La Tourette à proximité du village de Badaroux et fusillé. Il fit partie des quatre maquisards identifiés sur place grâce à une enveloppe trouvée sur son cadavre. Le soir même, son corps redescendu sur Badaroux fut inhumé à côté du cimetière du village.
Sa mère, rapidement prévenue à Marseille, engagea les démarches pour faire reconnaître la mort de son fils, sitôt la libération du sud de la France réalisée. En septembre 1944, elle confirma avoir reçu "la photographie de son fils et un chèque de 200 francs comme indemnisation ainsi que la notification du grade de sous-lieutenant mort pour la France" accordée à son fils par le bureau régional FFI.
L’acte de décès de Georges Constantinou fut dressé le 17 décembre 1944 sur déclaration de sa mère. La mention Mort pour la France est portée en marge de cet acte. Le corps rendu à la famille fut inhumé à Marseille. Son nom figure sur le monument commémoratif des membres du maquis Bir Hakeim morts au combat ou fusillés érigé à Mourèze (Hérault) et sur le monument de La Parade (Lozère) dressé en l’honneur des victimes de maquis Bir Hakeim mortes au combat ou exécutées les 28 et 29 mai 1944.
Voir Ravin de la Tourette (commune de Badaroux), 29 mai 1944
 
Sources

SOURCE : L’Association Départementale des Anciens de la Résistance, La Résistance en Lozère, CD-ROM, AERI, 2006. — État civil. — Note d’André Balent.

Jean-Pierre Besse

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