Né le 26 décembre 1902 à Rennes (Ille-et-Vilaine), fusillé comme otage le 21 février 1942 à Fontevrault-L’Abbaye (Fontevraud, Maine-et-Loire) ; employé SNCF ; militant communiste de la Sarthe ; membre de Résistance-Fer.

Pierre Pavoine était le fils d’un comptable ; il se maria une première fois à Asnières (Seine, Hauts-de-Seine) en 1924, année où il commença sa carrière de cheminot, il travaillait comme monteur-électricien à La Garenne-Colombes (Seine, Hauts-de-Seine)puis. Au mois de juillet 1938 au Mans (Sarthe), il épousa Marie-Joséphine Croze. Il était père de deux enfants. Chef de station électrique à la SNCF au Mans à partir du mois d’avril 1938, il était domicilié au 17 rue de Sinault. Il militait au Parti communiste et à la CGT.
Pierre Pavoine poursuivit ses activités militantes dans la clandestinité et fut arrêté le 22 octobre 1941, à son domicile pour « activité communiste ». La perquisition donna aucun résultat, ses papiers et son pistolet étant cachés dans le jardin.
Les services allemands le remirent à la justice de Vichy cat il n’était pas lié aux FTP. Aussi, le 11 décembre 1941, il fut condamné par la Section spéciale d’Angers à quinze ans de travaux forcés et vingt ans d’interdiction de séjour pour « activités communistes » et emprisonné à à la centrale de Fontevrault.
À la suite d’un attentat commis contre un officier allemand à Tours (Indre-et-Loire), décision fut prise d’exécuter dix otages. Pierre Pavoine figura parmi ceux-ci et a été fusillé le 21 février 1942.
Le titre d’Interné politique a été attribué à Pierre Pavoine le 13 septembre 1956, celui d’Interné résistant lui a été refusé.
Son nom est écrit sur la plaque commémorative en gare du Mans, ville où une rue porte son nom et sur le monument à l’entrée du camp militaire de Fontevrault.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen, 27 P 9. – Notes Thomas Pouty. – Stéphane Robine, Thomas Fontaine, Cheminots victimes de la répression, 1940-1945, Mémorial, Perrin/SNCF. — État civil.

Jean-Pierre Besse

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