Né le 19 mai 1924 à Varzy (Nièvre), fusillé le 31 mars 1944 au champ de tir de Challuy-Nevers (Nièvre) ; bûcheron ; résistant de la Nièvre, réseau Turma-Vengeance devenu Résistance-Fer.

Fils de Alfredo Cogoï, bûcheron né à Muzzana del Turgnano (province de Udine, Frioul-Vénétie julienne, Italie), et de Maria Rigoni, sans profession née à Asiago (province de Vicenza, Vénétie, Italie), Yves Cogoï devint français par la naturalisation de son père le 27 mars 1930. Les lois de juillet et octobre 1940 entraînèrent sa dénaturalisation. Domicilié à Fourchambault (Nièvre), célibataire, il était bûcheron dans les forêts nivernaises. Il appartenait au groupe de résistants de Fourchambault lié au réseau Vengeance et au groupe FTPF.
Yves Cogoï a été arrêté par la Sipo-SD alors qu’il livrait des armes aux membres de son réseau Vengeance, le 10 octobre 1943 à Givry, lieu-dit de Jouet-sur-l’Aubois (Cher) . Ce réseau comprenait six régions, la 4e correspondant aux départements de la Nièvre, l’Yonne et l’Allier. Selon la DAVCC, il appartenait à ce réseau depuis le 1er janvier 1943 ; il était indiqué comme chef de section de Résistance-Fer.
Incarcéré à Bourges (Cher) il fut condamné par le tribunal allemand de la ville, à la peine de quinze ans de travaux forcés, le 1er janvier 1944. Transféré à la prison de Nevers, il a été rejugé, le 20 mars 1944, par le tribunal allemand FK 568 de Nevers, qui l’a condamné à mort. Le lendemain, il était fusillé seul, au champ de tir de Challuy à 6 h 35.
Inhumé dans le carré militaire du cimetière de Fourchambault, son nom a été gravé sur le monument aux morts de sa ville et une rue porte son nom.
Le nom d’Yves Cogoï est également inscrit sur la stèle commémorative aux 32 fusillés à Nevers.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Nièvre 99W62, 999W1961. – Témoignage de Jacqueline Baynac . – Mémorial GenWeb. – État civil.

Annie Pennetier

Version imprimable