Né le 15 septembre 1911 à Chinon (Indre-et-Loire), fusillé comme otage le 21 septembre 1942 au camp de Souge, commune de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ; plombier industriel ; militant communiste de Charente-Inférieure (Charente-Maritime) ; résistant en Charente-Inférieure (Charente-Maritime) au sein du Front national puis en Gironde.

Fils de Valère, Louis Rabeaux, tailleur d’habits, et de Marie Vigneron, sans profession, Raymond Rabeaux, militant communiste à La Rochelle (Charente-Inférieure, Charente-Maritime), fut affecté spécial dans une poudrerie des Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques). Rentré à La Rochelle après sa démobilisation, il fut l’un des organisateurs du Front national en Charente-Inférieure.
Recherché, il dut quitter ce département en 1941 pour la Gironde. Il était domicilié à Bègles, 7 rue du Maréchal-Joffre. Il semble avoir occupé de hautes responsabilités au sein du Parti communiste clandestin et aurait assuré la direction de la propagande pour toute la région du Sud-Ouest. Il était aussi chargé des liaisons avec les Francs-tireurs et partisans (FTP). Certains documents le présentent comme interrégional.
Il fut arrêté, selon les sources, le 30 juillet ou le 6 août 1942 à Bordeaux (Gironde) par la gendarmerie française avec son épouse. La perquisition à Bègles révéla l’importance de ses responsabilités. Interné au fort du Hâ (Gironde), il a été fusillé comme otage à Souge le 21 septembre 1942, en représailles à l’attentat du cinéma Rex à Paris au mois de septembre 1942.
Il fut homologué, à titre posthume, lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI) au mois de mars 1948.
Son épouse Paula, née Trappy, née le 17 mars 1911 à Saumur (Maine-et-Loire), était la troisième d’une famille de six enfants qui vint s’installer à La Rochelle en 1918. Après son certificat d’études, elle exerça divers travaux dans une pharmacie ou chez un fabricant d’ornements funéraires en perles... Elle était vendeuse lorsqu’elle épousa en septembre 1931 Raymond Rabeaux. Ils eurent deux enfants, un fils et une fille qui mourut à l’âge de sept mois. Arrêtée en même temps que son mari, elle fut internée au fort du Hâ jusqu’au 14 octobre, puis à Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis) d’où elle fut déportée vers Auschwitz (Pologne) le 24 janvier 1943. Elle y mourut le 15 mars 1943.
Leur fils fut élevé par la sœur de Paula.
Sources

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – SHD, DIMI, Bureau résistance, dossier 16P496459. – Charlotte Delbo, Le Convoi du 24 janvier, Les Éd. de Minuit, 2002. – Hommage aux fusillés de la région bordelaise, t. 2, sans date. – État civil.

Jean-Pierre Besse

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