Né le 22 février 1918 à Rezé (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), fusillé le 13 février 1943 au terrain militaire du Bêle de Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; ajusteur ; membre des FTPF ; procès des 42.

Fils de Jean-Marie, Oierre Brégeon, tanneur, et de Marie, Anne Giteau, ménagère, Albert Brégeon épousa Yvonne, Françoise Leduc le 24 février 1940.
De 1930 à 1936, il travailla comme ajusteur aux Chantiers de la Loire de Nantes, puis dans divers Chantiers.
Sous l’Occupation, il fut embauché par la maison Heinkel du camp de Château-Bougon à Bouguenais, commune où il résidait avec son épouse et ses deux enfants âgés de deux ans et 6 mois en 1942. Il était le frère de Marcel Brégeon, responsable de l’Organisation spéciale (OS) pour la Loire-Inférieure en 1942, membre du Front national. C’est son frère qui le fit entrer dans l’organisation au début de l’année 1942. Il devient membre du groupe dirigé par Maurice Lagathu.
Arrêté par le Service de police anticommuniste (SPAC) ou par la Sipo-SD (selon les sources) le 11 août 1942 pour « organisation terroriste et franc-tireur, affiliation à association de malfaiteurs et destruction par explosifs », il fut conduit au commissariat central de Nantes, rue Garde-Dieu où il fut interrogé très violemment puis incarcéré à la prison Lafayette.
Jugé au mois de janvier 1943 par le tribunal militaire allemand de Nantes (« Procès des 42 ») qui lui reprocha au moins quatre sabotages, il fut condamné à mort avec trente-six autres résistants le 28 janvier 1943. Lors du procès, il déclara avoir agi en patriote. Il a été fusillé au terrain militaire du Bêle de Nantes le 13 février 1943. Son corps repose au cimetière Saint-Paul de Rezé.
Il fut reconnu a comme "Mort pour la France" le 19 février 1945.
Une cellule du Parti communiste français (PCF) de Loire-Atlantique porte son nom.
Sources

SOURCES : AVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Loire-Atlantique 4M1851, 1694W48, 305 J 3. – Arch. Dép. Maine-et-Loire 18W70. — La Résistance de l’Ouest, 26 juillet 1945. — Acte de décès. — Notes de Annie et Claude Pennetier.

Guy Haudebourg

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