Né le 1er novembre 1909 à Montoir-de-Bretagne (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique), fusillé le 13 février 1943 au terrain militaire du Bêle à Nantes (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) ; maçon, employé puis gardien de square ; communiste, membre de l’Organisation spéciale (OS) ; Procès des 42.

Tombe au cimetière militaire de la Chauvinière à Nantes
Tombe au cimetière militaire de la Chauvinière à Nantes
Fils de Joseph, Marie Sérot et de Mari, Françoise Évain, Joseph Sérot était maçon à Saint-Nicolas-de-Redon (Loire-Inférieure, Loire-Atlantique) avant d’être employé chez Decré puis à la mairie de Nantes, où il devint gardien de square le 13 septembre 1938. Tuberculeux, il fit trois ans de sanatorium et ne fut pas mobilisé en septembre 1939. Il fut alors employé au bureau des plantations.
En contact avec Jean Vignau-Balous et Guy Gaultier, il fut membre de l’OS, embryon des Francs-tireurs et partisans (FTP) de Nantes, et aida à la fuite de Marcel Bourdarias lors de l’exécution du lieutenant-colonel Hotz, le 20 octobre 1941. Son activité principale consistait à recueillir des cartes d’identité pour les évadés. Il participa aussi à diverses attaques avec les FTP nantais, tel le bris de la vitrine du local nantais de Collaboration. Au plan politique, il fut responsable à la propagande pour Nantes ville. Recherché par les polices française et allemande, il se cacha d’abord à Clisson puis à Paris (sous le nom d’Henri Chauvin) où il fut arrêté le 25 septembre 1942 par le commissaire Rollin du Service de police anticommuniste (SPAC, devenu alors SERMAN). Il fut torturé puis ramené à Nantes où il fut jugé en janvier 1943 par le tribunal militaire allemand (« Procès des 42 »).
Accusé d’être un franc-tireur, responsable du matériel, Joseph Sérot fut condamné à mort le 28 janvier 1943 avec trente-six autres FTP, et fusillé le 13 février 1943 au terrain militaire du Bêle.
Il obtint la mention "Mort pour la France" le 19 février 1945.
Une cellule communiste de Loire-Atlantique portait son nom.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Loire-Atlantique, 305 J 3. — AVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Arch. Dép. Loire-Atlantique, 1694W58. — Arch. Dép. Maine-et-Loire, 18W70. – Le Phare, janvier 1943. — Jean Bourgeon (sous la dir.), Journal d’un honnête homme pendant l’Occupation, Thonon-les-Bains, L’Albaron, 1990. — Michel Prodeau, Itinéraires clandestins, Nantes, Opéra, 1995. — Guy Haudebourg, Le PCF en Loire-Inférieure à la Libération (1944-1947), mémoire de maîtrise d’histoire, université de Nantes, 1987.

Guy Haudebourg

Version imprimable