Né le 24 avril 1889 à Marcillat-en-Combrailles (Allier), fusillé le 17 novembre 1943 au champ de tir de Challuy-Nevers (Nièvre) ; inspecteur de firmes automobiles ; résistant au sein de l’Armée secrète (AS).

Fils de Pierre et de Françoise, Marie, Julie Osserant, Georges Peigues épousa Jeanne Maxime Lenormand. Georges Peigues travailla en Alsace à Molsheim dans la firme Bugatti. Il était domicilié à Paris, 28 rue du Printemps, dans le XVIIe arrondissement, mais, pendant la guerre, il résida dans un château appartenant à un industriel parisien aux Bluziaux par Beaulon (Allier). Sa femme poursuivait à Paris ses activités de libraire.
Georges Peigues s’engagea dans la Résistance au sein de l’AS dans le secteur Moulins-Beaulon avec Marius Buissonnière et Henri Talpin. Il fut affecté à l’état-major de secteur et il prit une part active à l’organisation militaire, et en particulier au parachutage du secteur de Beaulon.
Georges Peigues fut arrêté par la Sipo-SD et la Feldgendarmerie le 3 août 1943, puis fut interné successivement à Nevers jusqu’au 11 août 1943 puis à Moulins – à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande – jusqu’au 1er novembre. Il fut transféré à Nevers où il fut condamné à mort le 4 novembre 1943 par le tribunal militaire de la Feldkommandantur 568 de Nevers pour « activité en faveur de l’ennemi ». Il fut passé par les armes le 17 novembre à 7h10 au champ de tir de Challuy avec Henri Talpin.
Georges Peigues fut inhumé au cimetière de Moulins ; sur sa tombe, qui porte une croix chrétienne, a été gravé : « torturé et fusillé par la Gestapo ». Il a été reconnu « Mort pour la France » le 6 août 1945. Ses responsabilités dans la Résistance lui valurent d’être homologué au grade de lieutenant des Forces française de l’Intérieur (FFI).
Le monument du Champ de Tir de Challuy rappelle la mémoire des 32 patriotes qui, entre le 12 janvier 1942 et le 30 juin 1944, ont été fusillés en ce lieu par l’occupant nazi.
Nevers, champ de tir de Challuy (12 janvier 1942-30 juin 1944)
Sources

SOURCES : AVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – association-csb.fr ; sermoise-sur-loire.com. – Témoignage de Jacqueline Baynac, 2014.

Dominique Tantin, Annie Pennetier

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