Né le 17 juillet 1914 à Combloux (Haute-Savoie), mort des suites de ses blessures le 10 février 1944 à Albertville (Savoie) ; mécanicien ; résistant FTP.

Fils de Humbert Zenone, tailleur de pierre, et de Zénaide Joly-Pottuz, ménagère, Louis Zenone s’était marié le 28 octobre 1942 à Oran (Algérie) avec Odette Raymonde Favier et avait un enfant. Quartier-maître chef de la marine, il était venu s’installer à Ugine après avoir été mis en congé d’armistice.
Le 10 février 1944, un groupe de FTP, dont faisait partie Louis Zenone et Lucien Assier, se rendait à Marthod à bord d’une camionnette. Ils furent interceptés à hauteur de la gare de Marthod par une patrouille allemande qui découvrit des armes à bord du véhicule. Emmenés à Albertville, les résistants attaquèrent leurs gardiens à hauteur de la rue Grenette et parvinrent à s’enfuir. Au cours de la lutte Louis Zenone fut blessé mais réussit à se réfugier dans un immeuble voisin, chez madame et monsieur Darcourt. On connaît le déroulement des événements grâce à la déposition d’Yvette Darcourt, faite en octobre 1944. Vers 21 heures 30 Louis Zenone entra dans l’appartement des Darcourt, en criant « Vive la France, vive les FTP ». Il était blessé aux jambes et au cou. Le couple le coucha sur son lit et s’apprêtait à aller chercher un médecin quand les Allemands pénétrèrent dans leur appartement. Ils interdirent toute intervention auprès du blessé à qui il fut même impossible d’apporter à boire. L’agonie de Louis Zenone dura deux heures et il mourut vers 23 heures 30.
Une plaque commémorative est apposée place Grenette « Hommage au franc-tireur, Zenone Louis, fusillé par les Allemands le 12 février 1944 ».
Son nom est inscrit au monument de la résistance à Albertville. Une rue porte son nom à Ugine.
Sources

SOURCES : Arch. Dép. Savoie, 961 W 31 (témoignages Yvette Darcourt et Lucien Assier). — État civil.

Michel Aguettaz

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